Résumé

Auguste Bonjour Notes d'un pélerin de Lyon à Jérusalem… (1854)

Le reste de la journée est consacré à notre installation à Casa-Nova, hôtellerie ou succursale du couvent de Saint-Sauveur.
Le lendemain, de bonne heure, chacun a pu satisfaire son impatience et s'est rendu à l'église du Saint-Sépulcre.
Dans notre pieuse joie, nous avons oublié que c'étaient des musulmans qui nous en permettaient l'entrée, et nous nous sommes prosternés sur la pierre de l'Onction, sur le tombeau du Sauveur.
Rien ne peut donner une idée de ce qui remue et bouleverse notre âme dans ce moment solennel; il reste comme une époque ineffaçable dans notre vie.
Source : Gallica

Auguste Bonjour Notes d'un pélerin de Lyon à Jérusalem… (1854)

Je reviens à notre navigation, que j'oubliais en pensant aux anges de Saint-Vincent.
On annonce que nous allons côtoyer la Corse et la Sardaigne et passer le détroit de Bonifacio. La mer est devenue un lac, une glace de Venise. Nous sommes hissés sur le gaillard d'avant, braquant nos lunettes sur les côtes pelées, sur l'intérieur des terres boisées et peuplées : çà et là un petit vieux fort, puis la ville de Bonifacio couronnant une falaise blanche, haute et abrupte. Le calmevde la mer nous permet d'entrer, pour gagner une heure, dans la passe de l'Ours.
Source : Gallica

Auguste Bonjour Notes d'un pélerin de Lyon à Jérusalem… (1854)

Je me suis donc hâté de prendre mon équipage de bain , et, après m'être fait porter par mon cheval sur une espèce d'îlot à 80 mètres du rivage, j'ai attaché ma monture à un tronc d'arbre roulé par les flots, et je suis entré dans la mer. Ma surprise a été extrême, quand, m'élendant sur le dos, je suis resté à la surface comme ferait un mannequin de liège. Les quatre membres, la tète hors de l'eau, je n'éprouvais que la difficulté de ne pas chavirer, comme un navire armé de toute sa mâture et qui n'aurait ni quille ni lest.
Source : Gallica

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