Résumé

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Histoire des croisades : abrégée à l'usage de la jeunesse (1882)

Le moyen âge s'arma tout à coup au nom de la religion, seul patriotisme de ces vieux temps, pour aller refouler au fond de l'Asie les innombrables peuplades musulmanes qui menaçaient l'Europe d'une effroyable invasion; le moyen âge s'arma pour sauver la croix, radieux symbole de la civilisation moderne. Sa grande ambition fut d'abord de délivrer Jérusalem, parce que Jérusalem formait comme le centre moral d'où la vérité s'était répandue dans le monde, et l'affranchissement du Calvaire devait être la grande victoire remportée sur les barbares enfants de la nuit.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Histoire des croisades : abrégée à l'usage de la jeunesse (1876)

Les exemples de bravoure, les brillants faits d'arènes abondent dans l'histoire des guerres saintes; ce qui distingue l'héroïsme de nos chevaliers, c'est une humilité que l'héroïsme antique n'a point connue. Les guerriers croisés ne se vantaient pas de leurs exploits : c'est à Dieu et aux prières des fidèles qu'ils attribuaient leurs succès. On les vit plus d'une fois se disputer pour le partage du butin, mais jamais pour la gloire; cet esprit
d'humilité, qui ne quitta point les guerriers de la croix, leur épargna de cruelles discordes, et fut aussi un grand bienfait pour les peuples.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Histoire des croisades : abrégée à l'usage de la jeunesse (1882)

Un si grand spectacle donné à la chrétienté ne put émouvoir le cœur des fidèles et faire revivre des sentiments qui, pour nous servir des expressions de l'Écriture, n'étaient plus que le reste fumant d'une étoile brûlée. Des légats furent envoyés dans les États de l'Europe; il se trouvait encore des prédicateurs qui parlaient au nom de la croix; on leva encore des dîmes sur le clergé ; mais les chevaliers et les barons restaient partout dans l'inaction et l'indifférence. L'ambition même avait perdu ses illusions, et les royaumes de l'Orient n'étaient plus que des grandeurs imaginaires.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature