Berthold Auerbach

Résumé

Berthold Auerbach La fille aux pieds nus (1881)

La fermière elle-même ne reconnaissait plus son mari : il y avait toujours eu dans le coeur du brave homme un peu de frimas et de brouillards ; tout cela venait de se fondre, comme sous l'influence d'un doux soleil, au contact miraculeux de la fillette d'Haldenbrunn. Le fermier répétait sans cesse qu'il rajeunissait, que jamais, depuis des années, il ne s'était senti un tel appétit. Comme tous les vieillards riches et heureux, il était quelque peu gourmet, et Marie accommodait pour lui plaire toutes sortes de petits mets friands qu'il savourait en connaisseur.
Source : Gallica

Berthold Auerbach La fille aux pieds nus (1881)

Tout à coup Damien tressaille et saisit le bras de Mathieu : « Là-bas, dit-il tout tremblant, voyez-vous, voyezvous ? "
Le bonhomme lève lentement la tête et demeure stupéfait à son tour. Un cheval blanc descend la montagne. Il est conduit par un cavalier à deux têtes. L'apparition surnaturelle s'approche de plus en plus. Une voix crie : « Dami ! Dami ! » Les deux charbonniers terrifiés n'osent faire le moindre mouvement. Une minute encore, et la bête fantastique s'arrête devant eux. Damien n'en peut croire ses yeux : c'est bien sa soeur, c'est Pieds-nus qui vient de sauter à terre.
Source : Gallica

Berthold Auerbach La fille aux pieds nus (1881)

« Tiens ! dit le jeune homme, vous avez un ducat de Suède pendu à votre collier?
— Oui, répondit Marie, c'est un cadeau que j'ai reçu toute enfant.
—- D'un parent ?
— Non, d'une fermière que je n'ai jamais revue.
— Et vous, reprit l'inconnu d'un ton à demi interrogateur, vous êtes la fille du fermier... ?
— Moi, je suis servante, » dit Marie, en regardant fixement dans les yeux son compagnon.
Celui-ci voulut baisser les paupières, ses cils tressaillirent ; mais il força son regard de demeurer ferme.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature