Berthold Auerbach, La fille aux pieds nus (1881)
“ La fermière elle-même ne reconnaissait plus son mari : il y avait toujours eu dans le coeur du brave homme un peu de frimas et de brouillards ; tout cela venait de se fondre, comme sous l'influence d'un doux soleil, au contact miraculeux de la fillette d'Haldenbrunn. Le fermier répétait sans cesse qu'il rajeunissait, que jamais, depuis des années, il ne s'était senti un tel appétit. Comme tous les vieillards riches et heureux, il était quelque peu gourmet, et Marie accommodait pour lui plaire toutes sortes de petits mets friands qu'il savourait en connaisseur. ”
