Marcel Tissot

Résumé

Marcel Tissot La veuve d'Attila (1881)

Mes soeurs sont Exilia et Litavie, filles de Lélia, toutes trois prisonnières d'Attila.
– Et si l'une de tes soeurs, par ruse ou calcul, avait pris le nom d'Ildico, ne serais-tu pas heureux et fier de la voir augmenter le nombre des épouses de l'invincible Attila ?
– Je proteste au nom d'Éxilia, incapable de trahir son fiancé Civilès. Quant à Litavie, elle mourrait plutôt que d'appartenir à celui qu'elle croit être le meurtrier de sa famille.
– Veux-tu obtenir la liberté ? si tu le veux et si
ton courage égale ce désir, il faut remplir deux conditions.
Source : Gallica

Marcel Tissot La veuve d'Attila (1881)

Je viens, au nom du Dieu de bonté pour soulager vos maux.
– Éloignez-vous sur-le-champ de ce lieu de malheur, ou craignez ma colère. Je hais votre Christ. C'est lui qui attire sur nos têtes les maux dont les dieux irrités nous accablent. Fuyez au plus vite.
Le visage de Vergetrus avait pâli, ses membres tremblaient de fureur.
Marcus attendait que son père lui donnât l'ordre d'expulser le vieillard.
En contemplant tour à tour Vergetrus et son fils, les yeux de l'ermite se remplirent de larmes :
– Je venais, répondit-il, pour adoucir vos peines et vous apporter des paroles de consolation.
Source : Gallica

Marcel Tissot La veuve d'Attila (1881)

Après le départ de Marcus, Civilès remarqua divers préparatifs que Vergetrus avait ordonnés dans un appartement occupé jadis par Lélia et ses filles. La joie rayonnait sur tous les visages et le maître de Buxum redoublait ses prières ; on le voyait faire à tout instant le signe de la croix sur son front et sur son coeur, puis lever au ciel ses yeux pleins de larmes.
Un jour Civilès aperçut deux hommes qui se dirigeaient vers le castellum ; il reconnut aussitôt l'ermite accompagné d'un autre vieillard : c'était
l'évêque Célidoine.
Source : Gallica

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