Alexandre Weill, Histoires de village, par Alexandre Weill… (1860)
“ Tout amour qui est l'effet d'une cause, disparaît dès que la cause n'est plus. Et moi qui t'aime d'un amour si pur, Joël, Joël, je t'en supplie, quitte-moi. — Est-ce ma faute, s'écria le jeune homme en la tenant toujours sur son coeur, est-ce ma faute si je t'aime plus que Dieu ? Vois-tu, ou tu seras ma femme, ou je me tuerai à tes pieds. — Grand Dieu ! s'écria Braendel, qu'ai-je fait? N'y aura-t-il pas un seul homme, pieux et craignant Dieu sur la terre? Tu sais, Joël, que je t'aime plus que ma vie. Je suis à toi corps et âme : mais respecte ma grand'mère qui en mourrait de chagrin. ”
