Résumé

Alexandre Weill Histoires de village, par Alexandre Weill… (1860)

Tout amour qui est l'effet d'une cause, disparaît dès que la cause n'est plus. Et moi qui t'aime d'un amour si pur, Joël, Joël, je t'en supplie, quitte-moi.
— Est-ce ma faute, s'écria le jeune homme en la tenant toujours sur son coeur, est-ce ma faute si je t'aime plus que Dieu ? Vois-tu, ou tu seras ma femme, ou je me tuerai à tes pieds.
— Grand Dieu ! s'écria Braendel, qu'ai-je fait? N'y aura-t-il pas un seul homme, pieux et craignant Dieu sur la terre? Tu sais, Joël, que je t'aime plus que ma vie. Je suis à toi corps et âme : mais respecte ma grand'mère qui en mourrait de chagrin.
Source : Gallica

Alexandre Weill Histoires de village, par Alexandre Weill… (1860)

Un jour Dollingue, se sentant plus malade qu'à l'ordinaire, lui dit d'un ton grave :
Lory, ma fille, j'ai à te parler. Écoute-moi avec attention. Voilà bientôt un mois que j'attends Lénz. En vain. Lasé a parcouru Paris eu tous sens ; pas de Lénz. Je commence à craindre qu'il ne lui soit arrivé malheur.
Or, je sens que ma fin est proche, j'ai le désespoir au coeur.
— Que le ciel vous rende la santé, répondit Lory ; loin de me désoler, j'ai une foi entière dans la bonté de Dieu, qui ne fait rien à demi.
Source : Gallica

Alexandre Weill Histoires de village, par Alexandre Weill… (1860)

Parle donc, ouvre ton coeur à ta soeur. Je suis peut-être la seule personne ici qui t'aime.
— Ma chère Gertrude, répondit enfin Udilie, je ne sais pas ce que c'est que l'amour ; je n'ai jamais lu de romans. Depuis le temps seulement que j'apprends le français, mon professeur m'a donné des livres où il est question d'amour. Quant à Mathieu, il m'est aussi indifférent que te l'est Fritz. Pour tout dire, je ne puis comprendre qu'on l'aime.
— On ne comprend jamais l'amour d'un autre, répondit Gertrude. On ne sait même pas pourquoi l'on aime. Vois-tu, Udilie, j'ai été élevée comme une esclave.
Source : Gallica

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