Georges Stenne

Résumé

Georges Stenne Perle ; [suivi de La dîme] (1877)

La maîtresse du Cheval Blanc, Rosette, dans sa jalousie de mère, en éprouvait le plus vif dépit. C'était décidément un parti pris chez Léa; elle accaparait tous les prétendants, comme s'il n'y avait point à Wertheim d'autre jeune fille digne d'attirer le regard d'un honnête homme.
Rosette était incapable d'imiter l'habile discrétion d'Hermann. Il est juste d'ajouter qu'elle n'avait jamais songé à tenter un pareil effort, tout à
fait incompatible avec sa nature pétulante et expansive. Quand elle avait quelque chose sur le cœur, comme elle disait, ça ne pouvait pas y rester longtemps.
Source : Gallica

Georges Stenne Perle ; [suivi de La dîme] (1877)

La présence immanquable de Perle à la fenêtre quand il arrivait à la maison ou quand il s'en allait, le regard brillant qu'elle attachait parfois sur lui, la sauvagerie de la jeune fille, son affectation à lire constamment les livres apportés pour sa sœur, ses alternatives de vivacité et d'abattement, tout cela repassait devant les yeux d'Emmanuel comme s'il venait d'en être témoin. Une immense pitié pour la malheureuse et charmante enfant lui emplit le cœur.
Source : Gallica

Georges Stenne Perle ; [suivi de La dîme] (1877)

Je ne veux pas être promenée, disait-elle, sur les mauvaises langues de Wertheim.
Or il y en avait plus qu'il n'en fallait pour une si petite communauté.
Gabriel cherchait autant que possible à cacher et ses sentiments et son bonheur; mais si l'amour est aveugle, les amants ne sont guère plus clairvoyants. Pendant que tous deux s'applaudissaient de leur petite hypocrisie, les jeunes gens do Wertheim, qui ne sont pas plus sots qu'ailleurs,
voyaient tous que la jolie fille du scribe n'avait plus d'yeux que pour Gabriel.
Source : Gallica

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