Alfred de Bréhat

Résumé

Alfred de Bréhat L'hôtel du dragon (1876)

Mlle Smithson et son neveu s'éloignèrent. Du bout de l'allée, Diepold se retournait encore pour envoyer des baisers à M. Mewill et lui crier : A demain!
Pourquoi a-t-elle paru embarrassée quand je lui ai demandé le nom de son père? murmura William en regagnant son hôtel. Quel motif peut-elle avoir pour me défendre de parler d'elle à M. Seiffert? Après tout, que m'importe? C'est une femme, et, par conséquent, elle ne vaut pas mieux que les autres; c'est dommage pourtant. Elle a une physionomie si douce et si sympathique! N'y pensons plus.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat L'hôtel du dragon (1876)

Je suis sûr que vous ferez une femme capable et dévouée.
— Mais je ne vous aime pas, moi, monsieur Seiffert.
— Hélas! je le sais bien; mais avec le temps.
— Jamais ! s'écria-t-elle avec une vivacité
qu'elle ne put contenir.
Quoi que Seiffert pût dire pour persuader Mademoiselle Smithson de son amour, elle ne paraissait nullement disposée à se laisser convaincre.
Il est vrai que, malgré la chaleur qu'il mettait à plaider sa cause, le maître d'hôtel avait l'air
aussi faux qu'emprunté dans son rôle d'amoureux.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat L'hôtel du dragon (1876)

Mais, monsieur William, êtes-vous bien sûr de tout cela ?
— Parfaitement, mademoiselle, j'ai vu de mes propres yeux le testament du duc de Rivingstone.
Comme je partais en ce moment pour l'Allemagne, votre famille m'a chargé de faire les démarches nécessaires pour retrouver les enfants de M. Elding; mais votre changement de nom avait dérouté toutes mes recherches.
Martha se remit à embrasser Diepold avec une joie profonde. C'était pour lui bien plus que
pour elle-même qu'elle se réjouissait de la fortune.
Source : Gallica

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