Alfred de Bréhat

Résumé

Alfred de Bréhat Bras d'acier (1858)

Oui, répondit Berthe en baissant les yeux. Rosina se mit à rire avec amertume.
Il n'y a pas de pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir, dit-elle.
Que signifient ce's paroles ? demanda Vandeilles avec humeur.
Rosina, dit Pablo en interrompant la jeune femme qui allait répondre, vous jouez là un triste rôle. Si le mépris qui s'attache partout aux délateurs ne vous arrête pas, vous devez au moins sentir tout ce qu'il y a de noblesse et de générosité dans le silence de Mme Vandeilles.
-Qu'elle parle si cela lui plaît, répondit l'Espagnole avec colère. Je ne veux accepter.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Bras d'acier (1858)

Je ne veux plus vivre je ne m'en sens ni la force, ni le courage.
Pauvre Rosina, dit Berthe en lui serrant la main, vous aimez toujours don Pablo.
Oui, Berthe mais ce n'est plus comme autrefois. Je n'ai de force désormais ni pour aimer ni pour haïr, et je ne sais si son amour même me donnerait maintenant le courage de vivre. Comme le voyageur fatigué de la route aspire au repos du sommeil, moi, j'aspire au repos de la tombe. J'ai si bien abandonné tout espoir de bonheur en ce monde, que je ne puis désormais rien
efperer ni même rien désirer.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Bras d'acier (1858)

Partez, et que Dieu veille sur vous. Faites le détour aussi grand que possible, car l'ondulation des herbes vous trahira, malgré l'obscurité.
Vandeilles, Bucolick Berthe, Rosina, s'éloignèrent en suivant Benito, qui s'était chargé de les conduire. Chaville, Craddle et Pablo restèrent blottis au pied de la Sierra qui les couvrait de son ombre protectrice. Une heure, dont chaque minute semblait une journée, s'écoula lentement. Aucun bruit ne troublait le silence de la vallée. Enfin, trois glapissements de chacal retentirent de l'autre côté du bivouac.
Source : Gallica

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