Gabriel Ferry,
Le Coureur des bois
“ Non, non, mille fois non, s’écria le gambusino, le front ruisselant d’une sueur subite et en pressant son trésor entre ses bras, je vous donnerais plutôt mon âme. Ah ! ah ! reprit-il, vous me lâcheriez alors. – Qui vous dit que je ne vous lâcherai pas à présent ! dit sourdement Baraja. – Votre intérêt, répondit le gambusino dont la voix tremblait. – Eh bien, je ne vous lâcherai pas, mais c’est à une condition. Je veux cet or pour moi seul pour moi seul, entendez-vous ? Donnez-le-moi... ou je vous abandonne au gouffre. ”
