Résumé

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Les drames du Nouveau-Monde. La sirène de l'enfer (1864)

Vous aurez un temps magnifique, dit-elle. La brise est fraîche et l'on se sent vivre à respirer cet air pur.
Que ne faites-vous un bout de chemin en notre compagnie, mistress Yates ? demanda Dickinson.
Je le voudrais, si je n'avais pas une horrible migraine répliqua-t-elle d'une voix doucereuse.
Bah pourquoi ne pas dire tout bonnement et sans la moindre dissimulation que vous êtes enchantée de nous voir partir; ajouta son mari. Je ne mens jamais fit Sybil d'une voix impérieuse, le sourire sur les lèvres. Ceux qui
m'ont élevée m'ont appris à haïr tout ce qui est faux.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Les drames du Nouveau-Monde. La sirène de l'enfer (1864)

Philippe Yates est mort Je l'ai vu pendre. Je l'ai vu danser au bout d'une corde attachée sur ce chêne renversé par la foudre. Je l'ai vu, Ralph Hinchley vous dis-je. Pardon ma toute belle, répliqua Yates. Je sais mieux que personne que c'est bien moi qui
suis ici, moi vivant et en aussi bonne santé que vous et monsieur.– Savez-vous qui a été pendu à mon lieu et place? c'est Tom Dickinson. Le pauvre diable avait l'habitude de revêtir mes habits et de copier mes façons afin de se laisser orendre pour moi. Tous-même ma bien-aimée Sybil, vous vous seriez laissé prendre à cette ressemblance.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Les drames du Nouveau-Monde. La sirène de l'enfer (1864)

L'atmosphère était douce et chaude la lune se levait et éclairait le paysage de façon à laisser apercevoir les objets à une grande distance. Miss Chase pouvait entendre, de l'endroit où elle était assise, le murmure d'un ruisseau qui traversait la propriété et passait ai quelques pas du banc de pierre, comme aussi le chant d'un whip-poor-will perché sur un chêne à une portée de fusil de là. La lune continua à monter à l'horizon et dans cette calme soirée de printemps Sybil put bientôt distinguer, cluoique à une très-grande distance, le bruit des pas des chevaux qui se rapprochaient peu à peu.
Source : Gallica

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