Alfred de Bréhat

Résumé

Alfred de Bréhat Aventures d'un petit Parisien (1862)

Retournons donc à la Providence, dit enfin Victor en écartant ses deux mains dont il avait couvert son visage baigné de larmes. Adieu, mon pauvre Jean; adieu, Landry; adieu, mes bons et fidèles amis! Si vous êtes auprès du bon Dieu, vous devez lire dans mon coeur; vous voyez que si je renonce à pousser plus loin mes recherches, c'est parce que ma vie appartient à ceux pour qui vous vous êtes dévoués vous-mêmes. Si vous vivez encore, que Dieu veille sur vous et vous ramène auprès de moi et de tous vos amis !
Fortuné prit le bras de son cousin et l'entraîna.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Aventures d'un petit Parisien (1862)

C'est bien lui, murmura Jean, les yeux remplis de larmes. Oh! pauvre capitaine! Lui si bon, si brave !
Il se laissa tomber à genoux devant le cadavre et se mit à sangloter.
Comme si elle eût compris le motif de la douleur de l'enfant, Mirza vint appuyer sa tête contre les mains de Jean, et les lécha avec une sorte de reconnaissance. Puis elle se remit à hurler. Par moments, elle aboyait autour du cadavre, ou tirait son maître par sa veste, comme si elle avait voulu le réveiller.
Hélas ! rien ne pouvait plus arracher le brave marin au repos de la mort.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Aventures d'un petit Parisien (1862)

Au bout de cinq ou six jours, le Bosjeman s'était un peu familiarisé avec Jean, mais il avait toujours peur de Landry. Ce dernier, naturellement brutal, avait conservé une malheureuse tendance à abuser de sa force avec les êtres plus faibles que lui. Dès que Jean n'était plus là pour le retenir, il molestait le sauvage, se moquait de lui et le chargeait de tous les fardeaux. Un jour, nos voyageurs tombèrent à l'improviste sur un rhinocéros. L'énorme animal aurait probablement passé à côté d'eux sans les attaquer, si la téméraire Mirza n'avait couru sur lui en aboyant.
Source : Gallica

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