Résumé

Le Pays de l’or

Donat tenait une main du malade et l’arrosait de larmes silencieuses.
Jean s’efforçait de lutter contre son mal et de leur faire croire qu’il avait encore du courage et qu’il n’était pas si malade qu’on se le figurait ; mais bientôt ses dernières forces l’abandonnèrent, il poussa un soupir effrayant et se laissa tomber dans les bras de son ami en criant d’une voix déchirante :
— De l’eau ! de l’eau ! de l’eau ! Ma vie pour une gorgée d’eau ! L’eau seule peut me guérir !
En entendant ce cri, Victor sauta debout, courut comme en délire vers le capitaine et tomba à ses pieds les bras tendus.
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Le Pays de l’or

Bientôt, l’amère déception se changea en gaieté, et maintes saillies grossières ou spirituelles sur la naïveté de Donat prêtèrent à rire aux amis.
Ils étaient déjà à plus de quatre milles de la chute d’eau où ils s’étaient reposés et longeaient une forêt de broussailles épineuses qui ne paraissaient pas assez hautes pour cacher un homme debout.
Tout à coup, le matelot s’arrêta et braqua son fusil comme quelqu’un qui veut tirer.
— Que vois-tu ? demandèrent les autres surpris.
— Là, une tête humaine ; quelqu’un qui nous épie et se cache dans les broussailles !
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Le Pays de l’or

Le pendu était un horrible assassin et avait bien mérité sa punition. Mais Kwik ne se laissait pas rassurer ; il détournait la tête avec angoisse, comme s’il craignait d’être poursuivi par le pendu ; il poussa un soupir profond et murmura d’une voix presque inintelligible :
— Je préfère encore coucher dans le cimetière de Natten-Haesdonck, quoiqu’il n’y fasse, pardieu, pas bon à minuit... Allons, allons, mon cher petit Donat, roule-toi bien dans tes couvertures, mets toi sur la terre molle et rêve d’Anneken et de l’or, jusqu’à ce qu’un fantôme vienne te tordre le cou.
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