Bénédict-Henry Révoil

Bénédict-Henry Révoil

Résumé

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Au Pôle et sous les tropiques… (1882)

C'est de cet endroit que le voyageur découvre à l'horizon la sierra Nevada, la sierra de los Mientres et la mer de Vermillon, le golfe des Perles, et les glaces azurées de la mer Russe. Puis, aussi loin que la vue peut s'étendre, il aperçoit les vapeurs qui s'élèvent au dessus de l'océan Pacifique.
Sur la pente qui s'étend vers l'est de ces montagnes, l'on aime à
suivre du regard, comme les rils d'argent de la Vierge, les méandres sinueux et sans fin des rivières nombreuses qui bordent les prairies verdoyantes et où demeurent les Peaux-Rouges, Comanches, Pawnies, Soshones et Sioux.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Au Pôle et sous les tropiques… (1882)

Combien de temps don Fernando resta-t-il dans cet état d'assoupissement? Nul ne saurait le dire. Lorsqu'il reprit ses sens, il se trouvait dans la cabine d'un navire inconnu, entouré de gens dont le visage lui était étranger. Il se frotta les yeux et regarda autour de lui avec égarement.
A ses premières interrogations, on répondit qu'il était à bord d'un navire portugais en destination pour Lisbonne. On l'avait rencontré en pleine mer, sur une épave, mort de froid et inanimé. La surprise et la perplexité de don Fernando augmentait à chaque parole de ses hôtes.
Source : Gallica

Portrait de Bénédict-Henry Révoil Bénédict-Henry Révoil Au Pôle et sous les tropiques… (1882)

Mais tout à coup la poutre se mit à remuer et s'enfuit vers le fleuve où elle plongea. C'était un immense alligator que j'avais troublé dans sasieste: un monstre contre lequel j'aurais été incapable de me défendre s'il eût eu l'idée de m'attaquer. Mon sang se glaça dans mes veines, et je regagnai à la hâte mon budgerow, jurant bien de ne plus sortir, sous aucun prétexte, jusqu'à mon arrivée à Berhampore.
Je me disposais à me mettre au lit, quand j'aperçus une vive lumière sur la rive; je montai sur le pont, et je vis qu'elle provenait d'un bûcher sur lequel les Indiens brûlaient un cadavre.
Source : Gallica

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