Louis Boussenard,
Aventures d'un gamin de Paris au pays des lions
(18..)
“ Mais un coup de barre redresse aussitôt le petit navire, les hautes voiles s'abattent en un clin d'œil, la lame embarquée s'écoule par les dalots, tout péril est écarté, il y a plus de peur que de mal. Mais les flots grossissent à vue d'œil. Les nuages s'épaississent, le jour s'assombrit, le vent fait rage, et il me semble que nous ne faisons plus la route. Toujours cramponné à mon étai, ruisselant comme un dieu marin, j'attends la fin de la manœuvre, puis je m'avance vers le capitaine, en m'accrochant au bastingage, tant les mouvements du bateau sont désordonnés. ”
