Olympe de Gouges,
L’Esclavage des noirs ou l’Heureux Naufrage
“ MIRZA. Je lui ferai connoître la cruauté de son Commandeur & de son amour féroce. ZAMOR. Ta tendresse pour moi t’aveugle : tu veux t’accuser pour me rendre innocent ! si tu dédaignes la vie à ce prix, m’en crois-tu assez avare pour vouloir la conserver aux dépens de tes jours ? Non, ma chère Mirza, il n’y a point de bonheur pour moi sur la terre, si je ne le partage avec toi. MIRZA. Je pense de même, je ne pourrois plus vivre sans te voir. ZAMOR. Qu’il nous auroit été doux de prolonger nos jours ensemble ! ces lieux me rappellent notre première entrevue. C’est ici que le tyran reçut la mort ”
