Denis Diderot,
Les bijoux indiscrets
“ Mirzoza ne savait que répondre à ces questions. « Mais, lui disait-elle, on a un chien comme un perroquet ou un serin. Il est peut-être ridicule de s’attacher aux animaux ; mais il n’est pas étrange qu’on en ait : ils amusent quelquefois, et ne nuisent jamais. Si on leur fait des caresses, c’est qu’elles sont sans conséquence. D’ailleurs, croyez-vous, prince, qu’un amant se contentât d’un baiser tel qu’une femme le donne à son gredin ? — Sans doute, je le crois, dit le sultan. Il faudrait, parbleu, qu’il fût bien difficile, s’il n’en était pas satisfait. » ”
