“ Une heure ne s'était pas écoulée que Hussein avait frété un petit bâtiment; deux heures après il y avait fait conduire ses femmes et ses trésors. Le même soir il s'y rendait à son tour avec sa suite, et à minuit il mettait à la voile, maudissant ce pays d'esclaves où l'on n'était pas libre de couper le cou à son eunuque et de noyer sa femme. ”
Hussein
Définition et enjeux
Le thème de Hussein, personnage central dans l'histoire et la littérature, a donné lieu à des interprétations diverses. Alexandre Dumas le dépeint comme un tyran absolu, alors qu'Alphonse de Lamartine le situe au cœur de tensions politiques. Édouard Disaut, en revanche, met en avant sa noblesse et sa bienveillance.
Ces visions, allant de la critique à l'éloge, mettent en lumière les différentes facettes de ce personnage, à la fois souverain, victime et icône. Les textes l'associent à des lieux tels qu'Alger ou la Casbah, soulignant son rôle dans des récits historiques et fictifs.
Citations sur “Hussein”
Alphonse de Lamartine,
Les grands hommes de l'Orient…
(1865)
“ La mort précoce de sa jeune femme rompit les liens du sang qui unissaient les deux princes. La rivalité enfanta l'injustice; les émirs, vassaux de Hussein, se soulevèrent contre leur souverain. Timour, proclamé par eux leur chef et leur vengeur, échappa aux embûches du visir de Hussein, vainquit ou embaucha ses armées, assiégea Hérat, capitale de son ennemi, y entra par la brèche à la tête des Tartares révoltés et vit les émirs incendier sous ses yeux le palais, et massacrer son beau-frère avec tout ce qui restait de-sa dynastie. ”
Édouard Disaut, Revue des Deux Mondes
“ Une foule de kawas et d’officiers l’entouraient à distance, debout et dans une attitude respectueuse. Ahmed s’avança vers le divan, au côté opposé au pacha, porta la frange à sa bouche et à son front, n’osant pas encore baiser la robe du maître, et revint silencieusement se remettre à l’extrémité, vers la porte ; alors Hussein leva les yeux vers lui. C’était une noble figure de vieillard. Il y avait dans ses regards, qui révélaient encore des illusions de gloire, malgré sa barbe blanche, une expression inépuisable de bonté, qui, réunie au génie, fait l’homme semblable à la Divinité. ”
Savinien Lapointe,
Il était une fois... : contes du foyer
(1879)
“ Hussein donc adorait sa poupée. Il en raffolait, et tout le monde avec lui. Bientôt le miraculeux pantin vit tout l'empire à ses pieds; en sorte que tout ne tarda pas à aller de travers, sans que le bon Ali sût d'où venait le vent qui soufflait la perturbation dans ses États, et sans pouvoir le réprimer. Enfin les graves désordres dont il gémissait, sans pouvoir les prévenir, jetèrent dans l'âme du sultan cette tristesse sombre qui désolait les sultanes. ”
Eugénie Dutheil de La Rochère, L'Aumônier du régiment, ou La Conquête d'Alger… (1876)
“ Hussein, cependant, semblait supérieur à son infortune ; rien dans sa démarche calme et digne ne trahissait l'agitation de son âme; mais lorsque, arrivé sur le rivage, il jeta un dernier regard sur ce palais qu'il habitait naguère, sur cette ville puissante où il avait si longtemps commandé en maître absolu, son cœur se brisa, et l'abbé de Granville, qui s'était approché de très-près, aperçut de grosses larmes dans les yeux du souverain détrôné. ”
George Sand,
Oeuvres de George Sand. 10
“ Si on épargnait la vie d’un seul Vénitien de cette galère, et si Hussein, se laissant séduire par l’espoir d’une forte rançon, consentait à emmener leur chef en captivité, dis-lui que mon alliance avec lui serait rompue sur-le-champ, et que je me mettrais moi-même à la tête des forces de la république pour l’exterminer, lui et toute sa race. Il sait que je connais les ruses de son métier mieux que lui-même ; il sait que sans moi il ne peut rien. ”
Alfred Rambaud,
Histoire générale du IVe siècle à nos jours…
(1893-1901)
“ Timour prétend qu'à sa dernière trahison, avant de tendre le guet-apens, Hussein lui avait envoyé un Koran sur lequel il avait écrit : « Mon coeur ne s'ouvre plus qu'à l'amitié et à la tendresse fraternelle ». En se rendant crânement au rendez-vous, Timour avait pris ses précautions; le guet-apens manqua; Chir-Behram, quoique passé au senice de Hussein, dénonça le coup à Timour. Hussein, enragé, fit bêtement couper la tête à cet homme de qualité, achevant ainsi d'exaspérer sa noblesse, et de la jeter dans les bras de Timour. ”
Alfred Rambaud,
Histoire générale du IVe siècle à nos jours…
(1893-1901)
“ Par ses soudards, il avait des intelligences parmi tous les gens d'armes, même ceux de l'adversaire. La féodalité avide et indisciplinée qui se groupait autour de Hussein força-t-elle la main à cet imbécile, où Timour l'amenat-il, lui-même, doucement, à se donner tous les torts ? Il l'avoue presque : « Il n'y a pas de vexation qu'il n'ait exercée contre madame sa soeur, ma femme... il ne pensa jamais qu'à ma ruine, et me força de travailler à la sienne ». Au fond, pour Timour, Hussein n'était que le porte-nom des vassaux. ”
Émile Vanderburch,
Histoire militaire des Français…
(1851)
“ Hussein n'a plus d'asile que dans la Casbah, sa dernière forteresse, où, comme Sardanapale, il s'est réfugié avec ses officiers, ses femmes et ses trésors ; il va comme le dernier souverain de l'Assyrie, se faire un tombeau de cette retraite; il va lui-même mettre le feu aux barils de poudre qui sont à ses pieds, et deux mille victimes vont encore périr avec lui. ”
Eusèbe de Salle,
Ali le Renard, ou la Conquête d'Alger…
(1832)
“ Au nom du Dieu clément, miséricordieux, voici la tête de deux traîtres ; traîtres au beylik, traîtres à leur maître, le glorieux Hussein ; Dieu lui donne la victoire! II a des canons chargés à boulet au sultan Calasi, et à la Kasaba des canons chargés à mitraille. Traîtres et conspirateurs, garde à vous; Dieu sait tout! ”
Marcelle Tinayre,
Revue des Deux Mondes
“ Hussein, qui aime Monsieur le Consul et plus encore le Consulat, a été fortement ému à l’idée que l’honneur et la gloire de la maison souffriraient d’un dîner manqué par sa faute... Et il a juré, sur son sabre, — il n’a pas de Coran, — qu’il ne tuerait pas le cuisinier à Andrinople... « Mais il me tuera à Constantinople, ou il me fera tuer par un de ses cousins... Les Albanais ne renoncent jamais à leur vengeance... Je suis perdu !... » s’est écrié le cuisinier abondant en larmes... ”
Émile-Cyprien Driant, Filleuls de Napoléon : histoire d'une famille de soldats… (19..)
“ Hussein, Dey d'Alger, est l'envoyé du Padischah, le représentant du Commandeur des Croyants. Son bras est armé par Allah; que les Roumis tremblent devant sa colère! Les Francs, poussés par le génie du mal, ont osé affronter sa puissance! Un souffle de folie a passé sur l'esprit de leur Roi! Il prétend envahir les terres du Sultan, ombre de Dieu sur la terre : malheur à eux! malheur à lui! Hussein les brisera comme l'orage courbe les épis de blé t Le yatagan de ses guerriers fauchera leurs têtes comme le cimeterre du chaouch (1) a déjà tranché celles des maudits que la mer a livrés! ”
Guillaume Lejean,
Revue des Deux Mondes
“ Hussein étouffa l’affaire de Lagat, dont, en bon courtisan, il était le complaisant le plus soumis, et chercha à exploiter contre les consuls d’Autriche et d’Italie, MM. Natterer et Lanzoni, les ressentimens des propriétaires d’esclaves. Ceux-ci assiégeaient le divan du mudir de leurs réclamations, et parlaient avec toute l’exagération arabe de leurs maisons dépeuplées par l’arbitraire européen. Hussein répondait avec bonhomie : « Que voulez-vous, amis croyans ? Je n’y puis rien, ni l’effendina (le vice-roi) non plus. Tout le mal vient des consuls, qui sont les vrais maîtres du pays. » ”
Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1872)
“ Hussein l'avait reçu avec des transports de fureur. Depuis deux jours il était ivre, et les nouvelles qui lui arrivaient des provinces ne faisaient qu'irriter davantage sa colère. Le pacha d'Erzéroum s'était révolté ; les paysans refusaient de payer les impôts, et les Serviens avaient envahi les frontières. Partout on attribuait ces malheurs à la retraite de Nadir-Essem. Hussein le savait : il vil dans la démarche des ulémas un reproche, et pour en finir avec toutes ces supplications, il avait ordonné que le bostandgi-bacha fût condamné au supplice des crochets. ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Hussein et Ali sont leurs saints ; comme les Persans, ils ne boivent ni ne mangent avec les sectateurs d’une autre religion que la leur, et brisent le verre ou le plat qui a servi à l’étranger ; ils se considèrent comme souillés, si leurs vêtements touchent les nôtres : cependant, comme ils sont généralement faibles et méprisés dans la Syrie, ils s’accommodent au temps, et j’en ai eu plusieurs à mon service qui n’observaient pas rigoureusement ces préceptes de leur intolérance. ”
Alexandre Dumas,
Le véloce, ou Tanger, Alger et Tunis
(1855)
“ Le lendemain, à midi, Hussein avait les deux millions. A une heure, le commerce européen était remboursé, et lo bey pouvait passer la tête haute devant ces damnés giaours. Il n'y avait pas moyen de refuser à un homme qui venait de rendre un pareil service à son seigneur, la première grâce qu'il lui demanderait. La première grâce que demanda Ben Hayat au bey Hussein fut que son protégé, El Chakir, remplaçât le Bach mameluk. ”
Adrienne Piazzi, Nouvelle Schéhérazade... (1885)
“ Allah ! Allah ! me voilà dans de beaux draps... et nous sommes à Constantinople !... — Écoutez, Abbas-Pacha, il est encore temps de tout sauver, dit vivement Hussein. — Tout sauver quand tout est perdu? Hussein, je le prends pour gendre... — C'est bien de l'honneur que vous me faites, Excellence, mais veuillez m'écouter. Il est d'usage ici que les ambassadeurs européens aient un drogman, un interprète, qui se charge de traduire leurs discours et de répondre à ceux du Sultan... ”
George Sand,
Oeuvres de George Sand. 10
(1847)
“ Tout sera fait comme tu l'as commandé, dit-elle ; mais le vent ne cesse pas de souffler de l'ouest, et Hussein ne répond de rien si le vent ne change ; car, si la galère le gagne de vitesse, ses caïques ne pourront lui donner la chasse sans s'exposer, en pleine mer, à des rencontres funestes. — Hussein est insensé, répondit Orio avec impatience, il ne connaît pas l'orgueil vénitien. Ezzelin ne fuira pas ; il ira à sa rencontre, il se jettera dans le danger. N'a-t-il pas en tête la sotte chimère de l'honneur? D'ailleurs , le vent tournera au lever du soleil et soufflera jusqu'à midi. ”
Jean-François Maffre, L'Égyptide : poème en douze chants (1850)
“ Nos demeures, notre or ne seront pas la proie De ces hordes, l'horreur des peuples et des rois ; Nos sabres triomphants vont ternir leurs exploits Et cueillir les lauriers qui couronnent leurs têtes! Amis , faites sonner vos bruyantes trompettes, Et que des chants de gloire annonçant nos succès Soient le signal de mort de ces flots de Français ! C'est toi, terrible Hussein, qui, toujours indomptable, Braveras le premier cette armée innombrable ; Les plus vaillants suivront tes pas précipités, Et le prudent Sélim, marchant à tes côtés, Secondera ton bras et ta fureur sacrée. ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Lorsqu’on annonçoit à son successeur que les Turcs envahissoient les plus belles provinces de l’empire, il répondoit froidement qu’il s’embarrassoit peu de leurs progrès, pourvu qu’ils lui laissent la ville d’Ispahan. Il eut un fils si bassement livré aux plus petites pratiques de sa religion, qu’on l’appelloit, par dérision, le moine ou le prêtre Hussein : caractère moins odieux peut-être pour un prince, mais bien plus dangereux pour ses peuples, que celui d’impie ou d’ennemi des dieux. Sous ces vils souverains, les affaires devenoient tous les jours plus languissantes. ”
Paul Müller-Simonis,
Du Caucase au Golfe Persique
“ Chaque village des environs défile à son tour autour de la place. Les « martyrs » sont vêtus de longues robes blanches ; leur tête est fraîchement rasée ; ils font la chaîne avec la main gauche, la droite, libre, est armée d’un sabre effilé, tranchant tourné vers le visage. De leur sabre ils s’entaillent le crâne en mesure, hurlant à tue-tête : Vah Hussein ! Shah Hussein ! Hussein, Hassan ! La Illah ! Ali ! ”
L. Métivier, Petite histoire de la Tunisie (1910)
“ Hussein II avait envoyé sa flotte soutenir le sultan dans sa lutte contre l'Angleterre, la France et la Russie, elle fut anéantie à Navarin avec celle des Turcs. Hussein II craignant le sort du Dey d'Alger dont la ville et le territoire étaient aux mains des Français, et en même temps applaudissant à la défaite de l'ennemi héréditaire, maintint de bons rapports avec le gouvernement français. ”
L.-E. Chennechot, Histoire résumée de la guerre d'Alger… (1830)
“ Hussein, avant son élection, était considéré pour ses moeurs militaires et pour sa bravoure. Il s'était élevé de grade en grade jusqu'aux plus élevés de la milice turque. Il avait sans doute pris une grande part aux révoltes contre ses prédécesseurs , puisque le choix des troupes se fixa sur lui. Il fut élu à la fin de février 1818. Des journaux en font un être borné au point de répondre à quelqu'un qui lui conseillait de s'opposer au débarquement des Français : « Mais comment voulez-vous que je les prenne, si je ne les laisse pas venir » ”
Pierre La Mazière, Partant pour la Syrie (1926)
“ Car les fils d’Habib sont devenus émirs !Eh oui ! Un jour que le grand chérif Hussein était désargenté, ce qui lui arrivait, il n’eut aucun scrupule à nommer princes ces trois chrétiens disposés à payer très cher un titre qui, au demeurant, ne serait jamais reconnu que par la valetaille, la clientèle des nouveaux promus, les portiers des palaces où ils descendraient et les carrossiers de leurs autos ! ”
Edmond Lambert, A travers l'Algérie, histoire, moeurs et légendes des Arabes (1884)
“ « Il était dans la force de l'âge, de petite taille, mais agile, robuste et majestueux. Il portait une longue barbe noire : ses traits aimables commandaient le respect et l'attachement. S'il avait vécu, les Français ne seraient pas dans le pays des Arabes, car il les aurait chassés ; ou, par ses sages conseils, il aurait empêché Hussein pacha de s'engager dans cette funeste guerre. Voilà ce que vous diront tous les Arabes à qui vous parlerez de Yahia agha. » A travers la plaine de la Mitidja, on arrive aux gorges de la Chiffa, qui traverse la route qui conduit à Médéah. ”
Jean-François Maffre, L'Égyptide : poème en douze chants (1850)
“ Pour grand nombre d'entr'eux ce jour est le dernier : Un double feu roulant, une horrible mitraille Les étend par monceaux sur le champ de bataille ; Sous leurs corps entassés coule un fleuve de sang, Et l'horreur et l'effroi volent de rang en rang. Hussein n'en est que plus avide de carnage : A sa voix, ses guerriers redoublent de courage, Et du feu qui l'embrase ils se sentent brûler. Le péril ne saurait les faire reculer ; De leur chef intrépide ils se montrent tous dignes. Bientôt des ennemis ils ont franchi les lignes Que leur rapide élan délaisse derrière eux ”
Savinien Lapointe,
Il était une fois... : contes du foyer
(1879)
“ Il s'amusait avec sa poupée dont il raffolait de plus en plus, quand il entendit des sanglots éclater à l'extrémité du jardin. La curiosité attira le jeune prince, qui fut très-étonné de voir l'homme sombra fondant en larmes et poussant des hélas ! Aux questions du jeune Hussein, le vieux conseiller répondit qu'il ne pouvait plus vivre, d'après ce qu'il venait d'ouïr. - Qu'est-ce donc? demanda Hussein. - Le malheureux ! le malheureux ! s'écriait l'homme d'État; il a juré une haine implacable à votre charmant pantin ; il a dit qu'il ne prendrait aucun repos qu'il ne l'ait jeté au feu. ”
ʿAbd al-Raḥmân ibn Ḥasan al- Ǧabartī, Merveilles biographiques et historiques… (1888-1889)
“ La voie du rapprochemement n'inspire pas de crainte, Et il sied mieux à l'homme libre de paraître recherché. Laisse donc là les piques et les lances Et réponds-moi, en faisant une action louable. On lui doit les vers suivants, qu'il adressa à son ami Hussein, fils de Ahmed el Macqui: 0 Hussein, mon cœur t'a aimé et te demande, Une affection et un attachement sincères, De grâce, ne dis pas non dans ta réponse, C'est un mot qui me fait peur. Voici la réponse de Hussein : Seigneur, mon cœur est travaillé par les désirs. ”
Hippolyte Bonnellier, Moeurs d'Alger. Juive et Mauresque… (1833)
“ Son oeil, ordinairement étincelant, était morne , son visage contracté, ses lèvres serrées; et, en prononçant le compliment d'étiquette, il heurtait ses dents si violemment que ses mots étaient indistincts. Hussein lui sourit à plusieurs reprises, l'appela son fils, baisa le firman du grand-seigneur, lettre de créance de l'envoyé, qu'il reconduisit familièrement jusqu'à la porte de la salle du divan. Il faisait nuit noire, le fanal du môle était enveloppé par les brouillards de la mer agitée, un coup de canon retentit dans la baie, c'était la corvette turque qui levait l'ancre. ”
Eusèbe de Salle,
Ali le Renard, ou la Conquête d'Alger…
(1832)
“ Hussein, tu ne me comprends pas plus aujourd'hui qu'autrefois. Les hommes de ma religion et de mon pays n'ont qu'une femme, à laquelle ils sont liés pour la vie, et qu'ils respectent à l'égal d'eux-mêmes. ”
James Bruce, L'Égypte et la mer Rouge : voyage aux sources du Nil… (1882)
“ Hussein parut alors très fâché de la conduite de ses gens qui avaient tiré le sabre contre mes domestiques, et taillé en pièces mon tapis et quelques cordes. Il ordonna de son propre mouvement à son kaya, ou premier lieutenant, de quitter son logement; et, au lieu de me renvoyer mon bagage, il le fit porter dans l'appartement du kaya. Mais je refusai absolument de profiter de sa politesse. ”
