Guillaume Lejean,
Revue des Deux Mondes
“ On se borne souvent à enlever aux noirs leurs parcs à bestiaux, certain que, pour recouvrer leurs vaches, leurs seules bêtes nourricières pendant presque toute l’année, ils se dépouilleront de tout l’ivoire caché dans leurs réserves. C’est un dicton du Fleuve-Blanc, « qu’une tribu aime bien mieux sacrifier quatre hommes qu’une vache. » Quand on enlève des esclaves, on aime mieux prendre les femmes et les enfans que les adultes : les négriers savent par expérience que celui qui a été un homme libre, un guerrier, se plie malaisément aux qualités passives qui font un esclave modèle. ”
