Résumé

Karl May La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)

« Halef! m'écriai-je, va-t'en! Laisse-moi!
— Te laisser, Sidi! et pourquoi? balbutia l'Arabe effrayé.
— J'ai. Halef, j'ai la peste.
— La peste! Allah kérim! Est-ce vrai, Sidi?
— Oui. Je croyais à une fièvre; maintenant, j'en suis certain, c'est la peste.
— El taoun! l'infection! Allah il Allah ! C'est horrible, affreux, épouvantable !.
— Oui, va-t'en. Cherche après l'Anglais. Il aura soin de toi. Tu le trouveras au Bir Nimroud ou au canal Anana. »
Je pouvais à peine parler. Mais le brave Halef, loin de s'enfuir, serrait mes mains brûlantes dans les siennes.
Source : Gallica

Karl May La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)

Halef avait même tiré le bout de son turban pour l'appliquer sur son nez; un Persan remarqua ce geste, il se détacha des groupes et vint vers nous.
« Chien! cria-t-il, pourquoi t'enveloppes-tu le nez?
— Crois-tu que l'odeur de ces cadavres ressemble aux parfums du paradis? » reprit le petit homme.
Le pèlerin nous regarda avec un mépris profond.
« Ne sais-tu pas, dit-il, ce qu'on lit dans le Coran : « Les os du « croyant sentent une odeur plus agréable que l'ambre, la rose, le « jasmin, le musc, le genévrier et la lavande? »
Source : Gallica

Karl May La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)

« Mohammed Émin est l'émir renommé des Haddedîn; c'est un prince sage, un guerrier invincible, dont les ennemis eux-mêmes respectent la barbe blanche. Je ne puis souffrir qu'on manque d'égards à ce valeureux compagnon de mon voyage ; et si tu ne veux pas le traiter comme son âge et son rang le méritent, je reprends le chemin de Lizan.
— Seigneur, restons en paix et négocions.
— Oui, s'écria un des chefs kurdes, qui prit Mohammed par la main et le fit asseoir au milieu du cercle, celui qui offenserait cet émir deviendrait mon ennemi ; je le jure par la tête de mon père ! »
Source : Gallica

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