Alfred de Bréhat

Résumé

Alfred de Bréhat Les aventures de Charlot (1881)

Jobic l'enleva de terre et l'embrassa à le faire crier.
« Pas si fort, disait l'enfant, tu me serres trop, Jobic.
— Tâche de ne pas me le casser ! s'écria Cadillac. C'est à ce mousse-là que je dois d'être encore de ce monde, et je ne veux pas qu'on me l'abîme.
— C'est lui qui nous a guidés jusqu'ici, ajouta le chirurgien. Si nous sommes arrivés à temps pour sauver M. Villiers et Cadillac, c'est au courage de maître Chariot que nous le devons. »
Mais Charlot ne pouvait répondre à tous ces compliments. Le pauvre enfant, brisé, meurtri, tombait de fatigue, de sommeil et de faim.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Les aventures de Charlot (1881)

Un seul mot sortait de sa bouche : « Papa ! »
Pauvre Charlot! Il comprenait déjà toute l'étendue de la perte qu'il venait de faire. Quoique plus jeune, Denise la sentait mieux encore; femme déjà par le cœur, elle trouvait, pour consoler sa mère, des paroles et des caresses au-dessus de son âge.
Dès le lendemain Jobic s'était mis à la besogne pour réparer les avaries qu'avait reçues la barque d'Antoine. Le bon matelot était cependant bien avarié lui-même. Il avait un grand trou à la tête, et son bras gauche était tout couvert de
meurtrissures, mais son courage lui donnait des forces.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Les aventures de Charlot (1881)

Tout le monde s'intéressait à la pauvre Marianne, qui, dans son malheur, montrait un courage et une résignation héroïques. M. Nicolas, heureux de lui rendre service, lui annonça qu'il se chargeait d'apprendre à son fils la lecture, l'écriture et un peu d'arithmétique. Charlot, d'ordinaire indolent, fut si désireux de reconnaître les soins de l'instituteur, qu'il travailla courageusement et s'aperçut, à sa
grande surprise, que le travail lui-même, la peine et la fatigue qu'il donne, ont un charme dont on ne peut plus se passer après qu'on l'a goûté.
Source : Gallica

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