Auguste Maîtrejean

Résumé

Auguste Maîtrejean Huit mois au Congo (1903)

Il a droit à votre entière estime parce qu'il est un digne et loyal coeur et qu'il fut aussi un brave défenseur de la France, notre patrie et la sienne.
—A l'amitié que vous a vouée notre cher Maurel, permettez-nous, Monsieur, de joindre la nôtre qui ne vous fera jamais défaut, dit Marius en tendant la main à Fritz, imité aussitôt par l'abbé Duchêne et Robert, qui, en des paroles venues du coeur, lui confirmèrent les sentiments exprimés par leur ami.
—A la vie, à la mort, firent ensemble les deux matelots en serrant vigoureusement les mains de l'Alsacien.
Source : Gallica

Auguste Maîtrejean Huit mois au Congo (1903)

Puis les roseaux s'écartèrent sous une violente pression, et barbotant sans se soucier des monstreuses grenouilles, dont les sauts prodigieux faisaient rejaillir l'eau vaseuse jusque sur leurs visages, Mahurec et Renard, bras dessus bras dessous avec Kombi, apparurent suivis de deux pagayeurs et du vaillant Sultan.
La joie dont était empreint le visage du Phan tomba aussitôt qu'il eût vu dans quel piteux état étaient ses maîtres.
— Yakoma ? questionna-t-il tout a coup, en cherchant des yeux l'ennemi de sa race, passant sans transition de l'émotion la plus vive à la plus violente colère.
Source : Gallica

Auguste Maîtrejean Huit mois au Congo (1903)

Ne dois-je pas la vie à ce brave Mahurec, à l'abbé Duchêne, à vous tous enfin ?
— Va, mon brave Fritz, nous nous confions à toi, comme au plus capable de nous diriger dans ce moment difficile, répondit Maurel.
Dispose de nous, nous t'obéirons sans conteste, n'est-ce pas vrai, mes amis, questionna-t-il en se tournant vers ses compagnons.
Pour toute réponse, Robert et Marius pressèrent les mains du vaillant chasseur d'Afrique.
On examina les armes ; les revolvers furent chargés et, suivant la piste éventée par Sultan, on se mit en marche.
Source : Gallica

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