Louis Jacolliot,
La côte d'Ébène : le dernier des négriers
(1876)
“ Avant le coucher du soleil, elle s'engageait, sous la direction de Cabot, dans une baie sinueuse et étroite, qui se prolongeait à plus d'un mille dans l'intérieur des terres; de chaque côté s'étendaient d'épaisses et sombres forêts que la hache n'avait pas encore profanées, et que l'imagination se plaisait à continuer jusqu'aux rives mystérieuses et inexplorées du Zambèze. C'était l'estuaire du Rio dos Môrtos. Parfaitement abritée contre tout regard indiscret pouvant venir de la haute mer, à la chute du jour la Guêpe jeta l'ancre à l'extrémité du goulet. ”
