Paul d’Ivoi,
La Mission Marchand
“ Et tout à coup le capitaine bondit en avant. Dans une course folle, il rejoint le commandant. Il veut parler ; mais aucun mot ne sort de ses lèvres. Il essaie encore inutilement, puis soudain, il jette ses bras autour du cou du chef bien-aimé et il pleure sur son épaule. Et lentement des larmes coulent sur les joues de Marchand. Il a compris. C’est la reculade, c’est la défaite, c’est l’abandon du Nil, c’est l’agonie de son rêve. Dans une muette étreinte ils se disent : — Nous sommes deux à souffrir ; chacun de nous pleure sur le cœur d’un ami. ”
