Résumé

Émile Reibell Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)

Des centaines de traînards sont restés là, morts, mourants, désespérés. Dans ce camp, pourtant, un déserteur bien portant est trouvé, qui fait connaître que Samory a pris le parti de regagner les pays de l'Est et qu'il ne se garde que du côté de Touba.
« Vous n'avez devant vous, dit-il, qu'un petit poste d'une vingtaine de sofas commandé par Massé-Amara, un des fils de l'Almamy, qui, lui, est campé à une quinzaine de kilomètres dans un petit village, Guélémou avec sa famille, ses fils, ses captifs. La case de Samory est sur un petit mamelon derrière le village. »
Source : Gallica

Émile Reibell Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)

« Mais quatre ou cinq tirailleurs et le sergent Bratières ont aperçu ce grand vieillard bien vêtu, la tête couverte d'une coiffure exceptionnelle, une chéchia rouge serrée d'un turban blanc, et saisis à l'idée que c'est Samory, ils se jettent avec une bravoure folle à sa poursuite au milieu de ce camp rempli de sofas armés. L'Almamy est rattrapé au moment où il a franchi un ravin et va sortir du camp. Tout en courant, les tirailleurs lui crient : « Ilô ! Ilô ! Samory » (Halte ! Halte !)
Source : Gallica

Émile Reibell Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)

Enfin, il est recommandé à tous de ne pas tuer l'Almamy et de le prendre vivant, si possible. Si Samory, personnage mystérieux et quasi légendaire depuis de longues années pour les noirs du Soudan, disparaît au fond de cette forêt perdue, pas un ne voudra croire à sa fin. Le bruit de sa mort a couru trop souvent, son prestige est trop grand. Si on peut le montrer prisonnier, il faudra bien y croire.
Source : Gallica

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