“ Cela fait, il envoya le roi se promener à sa place sur la route de Gold Coast. Puis il fit avancer le trône et s’assit dessus. C’est alors que les nègres en virent de belles ! Il mit d’abord la main sur les États qui l’entouraient. Cela fit le royaume de Ouassoulou, dont il se nomma roi. Deux fois roi et plus crapule que jamais ! Il paraît même que Samori ne mangeait pas seulement « qu’un petit peu de papa et de maman ». Il avalait tout ! Comme il avait grand’faim, le deux fois roi traversa le Niger. Il entra au Mandingue. Là il dit : « C’est moi l’empereur ». ”
Samori Tadjé
Définition et enjeux
Citations sur “Samori Tadjé”
Henri Pasquier, Notes d'un voyage autour du monde… (1906)
“ En effet, de presque toutes les chambres du palais, qui est sur l'autre rive, on aperçoit le Tadje. Ce Sha Jehan devait être un grand artiste et un cœur profond. Il mit sept ans à construire le Tadje, et y dépensa bien des millions. Ici encore, comme dans le vieux Dehli, les monuments de la mort sont demeurés les plus beaux. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Enfin, il est recommandé à tous de ne pas tuer l'Almamy et de le prendre vivant, si possible. Si Samory, personnage mystérieux et quasi légendaire depuis de longues années pour les noirs du Soudan, disparaît au fond de cette forêt perdue, pas un ne voudra croire à sa fin. Le bruit de sa mort a couru trop souvent, son prestige est trop grand. Si on peut le montrer prisonnier, il faudra bien y croire. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Des centaines de traînards sont restés là, morts, mourants, désespérés. Dans ce camp, pourtant, un déserteur bien portant est trouvé, qui fait connaître que Samory a pris le parti de regagner les pays de l'Est et qu'il ne se garde que du côté de Touba. « Vous n'avez devant vous, dit-il, qu'un petit poste d'une vingtaine de sofas commandé par Massé-Amara, un des fils de l'Almamy, qui, lui, est campé à une quinzaine de kilomètres dans un petit village, Guélémou avec sa famille, ses fils, ses captifs. La case de Samory est sur un petit mamelon derrière le village. » ”
Héros et épopées, extraits de "L'Ami du drapeau" (1901)
“ En qualité de chamelier, Samory alla jusqu'à Sierra-Leone où il vit de près et étudia les Européens. Revenu près de son maître, il songeait à de meilleures destinées et rêvait de conquêtes. Au Soudan, quiconque veut se tailler un royaume doit être plus ou moins prophète. Samory le savait, et il prétendit être l'Elu de Dieu. Grand, maigre, la voix chaude et vibrante, il était merveilleusement doué pour fanatiser des êtres aussi crédules et aussi superstitieux que les nègres, et il sut acquérir sur eux un véritable ascendant. ”
Amélie Chevalier, Les voyageuses au XIXe siècle
“ On retrouve cette ornementation sur les trois médressés (écoles musulmanes) qui s’élèvent encore autour de la grande place de Samarkand, la plus belle de l’Asie centrale. Les briques dont leurs murs sont couverts resplendissent des tons de l’or, de la turquoise, couleur favorite de ce pays, où le ciel même en a le bleu clair et doux. Samarkand est habitée par des Tadjiks, d’origine iranienne. Mme d’Ufjalvy donne de curieux détails sur leurs coutumes et sur les observations qu’elle fit pendant son séjour à Samarkand ; mais nous ne pouvons la suivre pas à pas. ”
Petr Kouznetsov, La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)
“ Les mariages mixtes sont fréquents parmi tous les indigènes de l'Asie Centrale; la polygamie les multiplie. Les Tadjiks s'unissent non seulement aux Sartes, mais, bien qu'avec quelque répugnance, au Kourama, aux Kazaks et aux Kyrghyz. De leur côté, les Kazaks, les Kyrghyz et le Kourama se sartisent rapidement eux-mêmes, et cessent alors d'être dédaignés par les Tadjiks. Soit que le Tadjik se marie avec une Sarte, soit que la Tadjik épouse un Sarte, dans les deux cas, le sarte devient la langue de la maison. Les enfants n'apprennent même plus l'idiome tadjik. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Il est 8 heures : partout les femmes font tranquillement la cuisine, le couscouss du matin. Samory est devant sa case, étendu sur une chaise longue, entouré de quelques familiers, lisant selon son habitude le Coran. Tout à coup, du côté du village des femmes, des cris éclatent. Samory se lève, aperçoit les chéchias des tirailleurs et saisi de stupeur, affolé, s'enfuit du côté opposé sans prendre le temps de trouver une arme. ”
Petr Kouznetsov, La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)
“ Les coutumes et les moeurs des Tadjiks ne diffèrent pas essentiellement de celles des Sartes ; on dirait seulement que les Tadjiks, surtout leurs femmes, portent le deuil avec plus de piété : quand ils ont perdu quelque parent, ils défendent même à leurs enfants de jouer et de s'amuser. Pas plus que les autres indigènes de l'Asie Centrale, les Tadjiks n'ont aucune répugnance à manger la chair des animaux malades et à en offrir à leurs invités. Un garde forestier russe nous a raconté qu'il avait assisté à la fête d'un riche Kirghiz où on mangea du cheval morveux ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ « Mais quatre ou cinq tirailleurs et le sergent Bratières ont aperçu ce grand vieillard bien vêtu, la tête couverte d'une coiffure exceptionnelle, une chéchia rouge serrée d'un turban blanc, et saisis à l'idée que c'est Samory, ils se jettent avec une bravoure folle à sa poursuite au milieu de ce camp rempli de sofas armés. L'Almamy est rattrapé au moment où il a franchi un ravin et va sortir du camp. Tout en courant, les tirailleurs lui crient : « Ilô ! Ilô ! Samory » (Halte ! Halte !) ”
Jules-Hippolyte Percher,
Hara-Kiri
“ Taïko-Fidé ? Justement nous venons d’apprendre la nouvelle de sa mort. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le Samouraï retourna à Mionoska. Une résolution immuable s’était emparée de lui. Fidèle à la coutume de ses pères, il voulait faire hara-kiri, afin que ses amis vengeassent sur les Todjins envahisseurs, l’asservissement du Japon et la mort de Fidé. Il employa les derniers jours qu’il s’accordait à visiter les propriétés que lui avaient transmises les Samouraïs ses ancêtres, et qui maintenant se trouvaient vendues par la faute de l’héritier de la race. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Cachés comme nous le sommes, tous à pied, dans les hautes herbes, ces gens ne nous voient que quand nous sommes sur eux. Ils nous regardent passer, hébétés. On leur crie de ne pas bouger, de se taire, de ne pas avoir peur et l'on file. L'allure est rapide, l'instant est suprême. Pourvu qu'il ne parte pas de coups de fusil ! Nous passons coup sur coup deux marigots encaissés. Sur les bords du second, des femmes sont en train de laver. C'est le village des femmes de Samory. ”
Jules-Hippolyte Percher,
Hara-Kiri
“ Le vieillard parla d’une voix vibrante : — « Les Todjins sont venus dans notre pays, où nous vivions tranquilles et heureux. » Ils nous ont apporté leurs passions et leurs vices. » Ils ont tout bouleversé chez nous, nous ont appauvris et rendus misérables. » Les plus respectables distinctions sont perdues. Nous sommes abreuvés d’outrages. » Il est temps que ces choses finissent. » Il faut que les Samouraïs se vengent. » C’est pourquoi je fais hara-kiri. » Mort aux Todjins ! » Ils ont pris mon fils bien-aimé, Fidé, l’ont emmené dans leur pays maudit et là, me l’ont tué ! ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Depuis le commencement de la guerre avec Tiéba, Samory a fini par gagner l’amitié du fils du chef de Fourou, grâce à quelques cadeaux de captifs et surtout en lui donnant le titre pompeux de fils de roi, ce qui flatta son amour-propre. Nason est un jeune homme de vingt-quatre ans ; il a influencé son père, qui est très âgé, et bientôt est survenue une sorte d’accord entre lui et l’almamy, qui, en échange d’une neutralité, promit de laisser vivre en paix les gens de Fourou et de ne pas toucher à leurs biens. ”
Charles Eugène de Ujfalvy de Mező-Kövesd, Les Aryens au nord et au sud de l'Hindou-Kouch… (1896)
“ Les Tadjiks ne sont pas unis en un seul corps de nation, ni bornés à un seul pays ; ils sont répandus par groupes isolés, sur une vaste portion de l'Asie. Dans la plus grande partie des pays soumis aux Usbegs comme aux Afghans, ils vivent parmi ces tribus. Les habitants sédentaires de la Perse sont aussi appelés Tadjiks, pour les distinguer des Tatares conquérants de cette contrée, comme aussi pour ne pas les confondre avec les populations nomades, qui, à ce qu'il paraît, étaient d'origine persane. ”
Marie de Ujfalvy-Bourdon,
De Paris à Samarkand, le Ferghanah…
(1880)
“ Ainsi les Tadjiks de là rive droite du Syr-Daria sont des Sartes et parlent le sarte qui est un dialecte de l'uzbeg. Les Tadjiks citadins prennent le nom des villes qu'ils habitent; ceux des montagnes ou Galtchas se désignent par le nom des différentes rivières sur le bord desquelles ils séjournent. Ces derniers se distinguent des Tadjiks citadins par leur honnêteté et par la simplicité de leur costume; ils sont généralement si pauvres que la mendicité est entrée dans leurs mœurs. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Samory battit les guerriers de Famodou, s’empara de sa personne et le fit décapiter sur la place du village.Ce fait d’armes, insignifiant en apparence, eut cependant un grand retentissement ; tous les villages des environs vinrent se ranger sous la bannière de Samory. Le Komo, le Torong et le Konia, habilement préparés par les émissaires de Samory, se détachèrent de Sori Ibrahim et le proclamèrent leur chef. Seule Sanancoro ne voulut pas se rendre, pour se conserver à Sori Ibrahim. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ En cette localité Samory, avant de gagner la région des Tomas avait l'intention de s'installer pour l'hiver et d'y faire les cultures nécessaires à sa subsistance. Couvert au Nord par le Bafing et en pleine saison des pluies, il avait le droit de s'y croire à l'abri de nos troupes. Mais les 19 et 20 juillet, il y fut néanmoins attaqué par la colonne de Lartigue, qui, sur les hauteurs entourant Doué, eût affaire à toutes les bandes réunies de l'Almamy ; il n'y manquait pas un sofa et l'on peut estimer à un minimum de 3. 500 le nombre de ceux armés de fusils à tir rapide. ”
George Bousquet, Le Théâtre au Japon
“ Disons tout de suite que c’est le père de Djiyé, qui vient arracher, s’il le peut, son fils à une passion funeste. Il se présente dans la maison de thé comme un samouraï qui veut se reposer et s’amuser. Tout doit s’incliner devant le désir d’un samouraï, et la maîtresse de la maison veut faire danser et chanter O’Haré à la prière de son hôte; mais celle-ci refuse, elle est trop triste. Le personnage mystérieux interroge l’hôtesse sur cette jeune fille revêche; il apprend tout ce qu’il veut savoir. ”
Henri Frey,
Côte occidentale d'Afrique : vues…
(1890)
“ « Pour faire honneur à son fils, Samory lui avait constitué, à son départ du Niger, une suite composée de deux cents guerriers, musiciens, femmes ou captifs, dont la plupart attendirent à Kayes le retour de Karamoko. Une trentaine de ces serviteurs descendirent à Saint-Louis. « Sur ce nombre, six seulement osèrent affronter la mer : les autres, au moment de mettre le pied sur le paquebot—- « ce monstre marin » comme ils l’appelaient — qui devait les emmener en France, prirent honteusement la fuite. ”
Charles Eugène de Ujfalvy de Mező-Kövesd, Les Aryens au nord et au sud de l'Hindou-Kouch… (1896)
“ Le Tadjik de la plaine est plutôt cavalier que piéton. de longs cheveux comme les habitants du Wakhân (1) « La physionomie du Tadjik, dit Mayendorff, exprime toujours la douceur et le calme le plus profond. Ainsi quoiqu'il soit essentiellement avide, faux et fripon, on le suppose obligeant. Les Tadjiks sont les maîtres les plus impitoyables pour leurs esclaves. Ils sont d'ailleurs actifs et laborieux et ont beaucoup d'intelligence pour les affaires ; ils sont marchands, artisans et cultivateurs ; la vie nomade n'a aucun charme pour eux ». ”
A. de Jancigny, Revue des Deux Mondes
“ Malcolm les regarde avec vraisemblance comme un restant de l’ancienne population autochtone, qui survécut à toutes les guerres, révolutions et secousses désastreuses de l’Irân. Les Tadjiks s’étendent par toute la Perse, tout le Béloutchistan, tout l’Afghanistan, jusqu’à la Boukharie. Ils parlent dans tous ces pays un des dialectes du vieux persan, mélangé de néo-persan, de poushtou et de tourkoman, et forment une classe de serviteurs, des glebœ adscripti, des colons vivant sous la domination tyrannique de leurs maîtres. ”
“ Recherche les chrétiens et massacre-les impitoyablement : ils sont capables de fomenter l’insubordination et la révolte. Tu m’as bien compris, mon fils ? Tu dois l’efforcer de faire du Japon un royaume soumis à un seul maître. Mais ce but sera difficile et long à atteindre et la vie de l’homme est courte ; c’est pourquoi, quand le temps aura blanchi tes cheveux, tu appelleras ton fils comme je t’ai appelé aujourd’hui et tu lui transmettras mes paroles. J’ai fini. — Mon père, dit Fidé-Tadda en s’agenouillant devant Hiéyas, je vous jure d’accomplir de point en point vos volontés. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Samory s'est déjà rattaché à la vie et par ses gestes et ses paroles engage ses hommes à mettre bas les armes. J'arrivais à ce moment au mamelon où se trouvait la case de l'Almamy avec le peloton de réserve Mangin, en bon ordre, l'arme, baïonnette au canon, sur l'épaule et Jacquin me remit son prisonnier. Il est immédiatement placé sous une garde spéciale de quatre tirailleurs ; les abords de la case sont déblayés, le carré est formé alentour. En un clin d'œil la nouvelle est connue par tout le camp et met fin, comme nous y comptions, à toute tentative de lutte. ”
Pierre Legendre, Notre Epopée coloniale... (1901)
“ Samory essuie nos premiers coups ; son lieutenant Malinkamory, après une série d'échecs, est surpris près de Djingo, taillé en pièces et obligé de repasser le Niger avec ses bandes. La panique gagne les réserves de Samory; l'émir abasourdi par la foudroyante mobilité de nos colonnes demande à traiter. ”
Félix Dubois,
La Vie au continent noir
(1893)
“ Malgré les sages avis que tu viens de nous donner, nous sommes en effet décidés à prendre la route de Simangaréa. Les Français sont courageux. Tu le sais. Tous les noirs le savent. La faim ne leur fait pas peur. Le désert non plus. Nous suivrons donc la route de Simangaréa. " Quand Karamoko, le fils de Samory, est venu dans le pays des blancs, qui est très loin derrière la grande eau, le roi de France a dit à ses ministres et à tous ses sujets : " Je veux que le fils de Samory, pendant tout son " séjour, soit traité comme mon propre fils. Ma maison " sera sa maison. ”
Judith Gautier,
La Sœur du Soleil
“ Il dort dans une maison du rivage, et si profondément que je pourrais le prendre et l’emporter sans qu’il s’en aperçoive. Ce jeune samourai a bien gagné son sommeil, il avait pris le fusil d’un de nos compagnons tombés et on m’a dit qu’il s’est battu comme un démon. ”
Émile Reibell, Cinq étoiles à notre firmament impérial… (1943)
“ Sans être poursuivie, la colonne put alors gagner Beyla le 8 août et, dès son arrivée, pour empêcher Samory de gagner une région où il pourrait venir inquiéter et ravager des pays dont les habitants nous étaient fidèles, le commandant de Lartigue prit le parti d'enfermer notre vieil ennemi dans le quadrilatère borné au Nord, à l'Est et à l'Ouest par de larges rivières : le Bafing, la Férédougouba, le Cavally (ou Diégou) actuellement débordés et par suite très difficilement franchissables par une cohue de plus de 100. 000 personnes, soldats, captifs, femmes et enfants. ”
Étienne Péroz, Par vocation : vie et aventures d'un soldat de fortune… (1905)
“ Sur un divan élevé drapé d'étoffes sombres, Samory est couché dans les vagues d'un ample péplum blanc ; blanc aussi est son turban. Seuls, un diadème d'or, un riche collier, et un chasse-mouche fait d'une queue d'éléphant enchâssée dans un manche d'argent, rehaussent la simplicité extrême de son costume. ”
Henri Frey,
Côte occidentale d'Afrique : vues…
(1890)
“ Au mois de février 1882, écrivions-nous dans un ouvrage déjà cité, Samory était occupé à une de ces entreprises. Il assiégeait Keniéra, grand village de la rive droite du Niger, à quarante kilomètres environ du fleuve. Il avait employé à cet effet sa tactique ordinaire. Si une attaque de vive force ne réussit pas, il investit; il entoure le village de saniès, petits camps retranchés; et attend tranquillement que la trahison ou la famine lui en ouvre les portes. ”
Judith Gautier,
La Sœur du Soleil
“ Maintenant le but que tu dois atteindre en gouvernant le pays, je vais tâcher de te le montrer clairement Taïko-Sama, qui était un homme de génie, bien qu’il fût le fils d’un paysan, conçut le plan, dès qu’il fût au pouvoir, de faire des soixante et un petits royaumes dont se compose le Japon un royaume unique ayant pour chef le siogoun. Ce projet, la vie d’un homme n’était pas assez longue pour le voir se réaliser. ”
