Judith Gautier,
La Sœur du Soleil
“ La tente de Hiéyas était dressée au centre d’une clairière que l’on avait taillée carrément comme une chambre puis entourée d’une draperie rouge fixée à des pieux ; sur la tente flottait une grande bannière, tourmentée par le vent ; deux archers s’appuyaient de chaque côté de l’ouverture, ménagée dans la première muraille d’étoffe. On introduisit les messagers. Hiéyas était assis sur un pliant. Il semblait accablé par l’âge, affaissé sur lui-même, la tête inclinée sur la poitrine, la lèvre inférieure pendante, les yeux larmoyants et las. ”
