Rodolphe Lindau

Élements biographiques

Rodolphe Lindau,  Le Chemin de fer du Pacifique à l’Atlantique

“ Les eaux du Lac-Salé s’étendent sur une surface que l’œil ne peut embrasser, et la vue seule de cette immense nappe d’eau donne de la fraîcheur à l’esprit desséché en quelque sorte par les sables du désert que l’on vient de franchir. Des villages, des maisons de campagne, des fermes, des terrains cultivés, égaient le paysage. Tout cela est encore assez éloigné pour dissimuler ce qu’il y a sans doute de choquant et d’incomplet, mais contribue à former un tableau d’un ensemble charmant. A l’horizon, les sommets neigeux de Wasatch forment la limite orientale du grand bassin de l’Amérique du Nord. ”
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Rodolphe Lindau,  Peines perdues. Souvenir d’un séjour au Japon

“ Lorsqu’en Orient nous parlons de l’Europe, nous ne pensons qu’à regretter la patrie absente ; nous ne nous souvenons que de ce qu’il y a de bon là-bas et de ce qui nous manque ici. Nous oublions que nous étions jeunes en quittant l’Europe. A l’étranger, dans l’exil, les absens ont toujours raison ; les présens ont tort. Vivant dans l’abondance comme tous nous vivons ici, pauvres et riches, nous ne nous rappelons plus que cette largeur, cette aisance de la vie matérielle est considérée en Europe comme un des principaux élémens de bien-être, que cet élément nous a fait défaut jadis. ”
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Rodolphe Lindau,  Revue des Deux Mondes

“ Si en public un homme, sous n’importe quel motif, a tiré son sabre contre quelqu’un, il ne lui est plus permis de le remettre au fourreau avant d’avoir terminé un combat à mort : d’après la loi, il doit lutter jusqu’à ce qu’il tombe ou qu’il tue son adversaire. Sort-il vainqueur de ce duel à mort, il n’est point à l’abri, s’il a été l’agresseur, de l’impitoyable loi qui le condamne à la cruelle alternative de s’ouvrir le ventre ou de subir la peine capitale. ”
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