Rodolphe Lindau, Peines perdues. Souvenir d’un séjour au Japon
“ Lorsqu’en Orient nous parlons de l’Europe, nous ne pensons qu’à regretter la patrie absente ; nous ne nous souvenons que de ce qu’il y a de bon là-bas et de ce qui nous manque ici. Nous oublions que nous étions jeunes en quittant l’Europe. A l’étranger, dans l’exil, les absens ont toujours raison ; les présens ont tort. Vivant dans l’abondance comme tous nous vivons ici, pauvres et riches, nous ne nous rappelons plus que cette largeur, cette aisance de la vie matérielle est considérée en Europe comme un des principaux élémens de bien-être, que cet élément nous a fait défaut jadis. ”
