Résumé

Émile Montégut Poésie américaine - Une Légende des Prairies

Les trésors conquis par Hiawatha sont cachés sous les marécages et les lacs. L’âme du héros est bien celle d’un héros indien, et jamais rien ne fait songer à un héros d’un autre pays; jamais aucune maladresse poétique ne transporte l’esprit au-delà du village rustique et de la vie de la tribu. On n’y devine aucun degré de civilisation supérieur à celui que rêve Hiawatha. Chasser, pêcher, cultiver le maïs, vivre dans l’intimité de la nature, tel est l’idéal de la vie indienne, et tel est l’idéal que Hiawatha s’efforce de prêcher à son peuple.
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Émile Montégut Poésie américaine - Une Légende des Prairies

« Retire-toi, lâche, retire-toi parmi les femmes, retourne vers Nokomis, cœur tremblant; je te tuerai si tu restes, comme jadis j’ai tué son père. » Mais Hiawatha l’intrépide répondit : « Les gros mots ne frappent pas aussi bien que des massues de guerre, les paroles insolentes ne sifflent pas comme la corde de l’arc, les vanteries ne sont pas aussi aiguës que les flèches, les actions valent mieux que les paroles, les actes sont plus puissans que les bravades. » Le combat dure tout un jour d’été; Hiawatha use ses flèches et sa massue contre les vêtemens féeriques du magicien.
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Émile Montégut Poésie américaine - Une Légende des Prairies

La réalité qu’il maudit, c’est le vice unique et irrémédiable de ses compatriotes, la férocité belliqueuse, la guerre de tribu à tribu. Abattre cette férocité belliqueuse, faire dominer ces habitudes paisibles de la vie rustique et nomade, telle est la tâche que Hiawatha s’est imposée, tâche digne d’un héros peau-rouge, dont l’âme n’a de rapport qu’avec la nature et ne trouve autour d’elle aucun stimulant qui puisse l’élever au-dessus d’un idéal de douceur et de paix.
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