aîné J.-H. Rosny

Résumé

aîné J.-H. Rosny Les Xipéhuz

A quoi bon le calcul? Il fallait agir comme les brutes, comme le dernier des êtres organisés, fuir droit devant soi, jusqu’au bord de l’Iaraze. Et sans plus hésiter, allant au plus court, il monta sur la fenêtre, franchit l’allège, criant, à Victor:
—Prends un objet lourd. Lâche le chien et va avertir les camarades. Vois comme je porte mon fardeau. Que tout le monde se sauve. On aura le temps! As-tu compris?
—Oui, monsieur.
Et Sévère se sauvait, au trot, le pas sûr, mais oppressé, l’haleine sifflante, troublé par l’électricité du dehors plus vive, plus énervante.
Source : Gutenberg

aîné J.-H. Rosny Les Xipéhuz

FIN DES XIPÉHUZ
LE CATACLYSME
I SYMPTOMES Au plateau Tornadres, depuis quelques semaines, la nature palpitait, équivoque, angoisseuse, tout son délicat organisme végétal parcouru d’électricités intermittentes, de signes symboliques d’un grand évènement matériel. Les bêtes libres, aux cultures, aux châtaigneraies, se montraient moins rapides à fuir les périls quotidiens. Elles semblaient vouloir se rapprocher de l’homme, erraient auprès des cerises. Puis, elles prirent un parti extraordinaire, propre à épouvanter: elles émigrèrent, elles s’enfoncèrent aux vals de l’Iaraze.
Source : Gutenberg

aîné J.-H. Rosny Les Xipéhuz

Une nuit d’octobre, le campement endormi de la tribu Zulf, à deux portées d’arc de la forêt fatale, fut envahi par les Formes. Trois cents guerriers perdirent encore la vie.
De ce jour une histoire sinistre, dissolvante, mystérieuse, alla de tribu en tribu, murmurée à l’oreille, le soir, aux larges nuits astrales de la Mésopotamie. L’homme allait périr. L’autre, toujours élargi, dans les forêts, sur les plaines, indestructible, jour par jour dévorerait la race déchue.
Source : Gutenberg

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