J.-H. Rosny

Résumé

J.-H. Rosny Les Xipéhuz (2e éd.) (1896)

Avec un grand cri , une allégresse violente et douloureuse , il se laisse tomber . Luce est sur ses genoux , une minute il tourne la tête en arrière , vers là-haut , irrésistiblement . Vague , une lueur erre sur le versant , plus vive vers les bords du plateau ; c' est tout ce qu' il perçoit du vaste incendie : à peine l' éclat des mers nocturnes à l' époque des fécondations . Mais le firmament
firmament l' étonne , l' Aigue disparue du rouge seulement , une espèce d' aurore boréale , où continue à crouler , merveilleuse et abondante , l' averse des bolides .
Source : Gallica

J.-H. Rosny Les Xipéhuz (2e éd.) (1896)

Et me voici seul , au bord de Kzour , dans la nuit pâle . Une demi-lune de cuivre se tient sur le Couchant . Les lions rugissent aux étoiles . Le fleuve erre lentement parmi les saules ; sa voix éternelle raconte le temps qui passe , la mélancolie des choses périssables . Et j' ai enterré mon front dans mes mains , et une plainte est montée de mon cœur . Car , maintenant que les Xipéhuz ont succombé , mon âme les regrette , et je demande à l' Unique quelle Fatalité a voulu que la splendeur
de la Vie soit souillée par les ténèbres du Meurtre !
Source : Gallica

J.-H. Rosny Les Xipéhuz (2e éd.) (1896)

Une nuit d' octobre , le campement endormi de la tribu Zulf , à deux portées d' arc de la forêt fatale , fut envahi par les Formes . Trois cents guerriers perdirent encore la vie .
De ce jour une histoire sinistre , dissolvante , mystérieuse , alla de tribu en tribu , murmurée à l' oreille , le soir , aux larges nuits astrales de la Mésopotamie . L' homme allait périr . L' autre , toujours élargi , dans les forêts , sur les plaines , indestructible , jour par jour dévorerait la race déchue .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature