“ Alors, lent, je levai l’arc d’Anakhre. Là-bas, au loin, un grand cône d’émeraude se tenait immobile dans l’ombre de l’arbre, et son étoile, éclatante, se tournait vers moi. L’arc énorme se tendit, et dans l’espace, sifflante, partit la flèche véloce... et le Xipéhuz, atteint, tomba, se condensa, se pétrifia. Le cri sonore du triomphe jaillit de ma poitrine, et étendant les bras, dans l’extase, je remerciai l’Unique. Ainsi donc ils étaient vulnérables à l’arme humaine, ces épouvantables Xipéhuz ! Ainsi donc on pouvait espérer les détruire ! ”
Citations sur “Xipéhuz”
“ Et me voici seul, au bord de Kzour, dans la nuit pâle. Une demi-lune de cuivre se tient sur le Couchant. Les lions rugissent aux étoiles. Le fleuve erre lentement parmi les saules, et sa voix éternelle raconte le temps qui passe, la mélancolie des choses périssables. Et j’ai enterré mon front dans mes mains, et une plainte est montée de mon cœur. Car, maintenant que les Xipéhuz ont succombé, mon âme les regrette, et je demande à l’Unique quelle Fatalité a voulu que la splendeur de la Vie soit souillée par les ténèbres du Meurtre ! ”
“ V PUISE AU LIVRE DE BAKHOUN Les Xipéhuz sont évidemment des Vivants. Toutes leurs allures décèlent la volonté, le caprice, l’association, l’indépendance partielle qui fait distinguer l’Être animal de la plante ou de la chose inerte. Quoique leur mode de progression ne puisse être défini par comparaison,—c’est un simple glissement sur terre—il est aisé de voir qu’ils le dirigent à leur gré. ”
