Tadjiks

Définition et enjeux

A. de Jancigny,  Revue des Deux Mondes

“ Malcolm les regarde avec vraisemblance comme un restant de l’ancienne population autochtone, qui survécut à toutes les guerres, révolutions et secousses désastreuses de l’Irân. Les Tadjiks s’étendent par toute la Perse, tout le Béloutchistan, tout l’Afghanistan, jusqu’à la Boukharie. Ils parlent dans tous ces pays un des dialectes du vieux persan, mélangé de néo-persan, de poushtou et de tourkoman, et forment une classe de serviteurs, des glebœ adscripti, des colons vivant sous la domination tyrannique de leurs maîtres. ”
Source : Wikisource

Charles Eugène de Ujfalvy de Mező-Kövesd,  Les Aryens au nord et au sud de l'Hindou-Kouch… (1896)

“ Les Tadjiks ne sont pas unis en un seul corps de nation, ni bornés à un seul pays ; ils sont répandus par groupes isolés, sur une vaste portion de l'Asie. Dans la plus grande partie des pays soumis aux Usbegs comme aux Afghans, ils vivent parmi ces tribus. Les habitants sédentaires de la Perse sont aussi appelés Tadjiks, pour les distinguer des Tatares conquérants de cette contrée, comme aussi pour ne pas les confondre avec les populations nomades, qui, à ce qu'il paraît, étaient d'origine persane. ”
Source : Gallica

Petr Kouznetsov,  La Lutte des civilisations et des langues dans l'Asie centrale (1912)

“ Les coutumes et les moeurs des Tadjiks ne diffèrent pas essentiellement de celles des Sartes ; on dirait seulement que les Tadjiks, surtout leurs femmes, portent le deuil avec plus de piété : quand ils ont perdu quelque parent, ils défendent même à leurs enfants de jouer et de s'amuser.
Pas plus que les autres indigènes de l'Asie Centrale, les Tadjiks n'ont aucune répugnance à manger la chair des animaux malades et à en offrir à leurs invités. Un garde forestier russe nous a raconté qu'il avait assisté à la fête d'un riche Kirghiz où on mangea du cheval morveux
”
Source : Gallica

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