“ Mais le dieu de tous les Sima veillait : au bout de trois années d’affreux ménage, l’inutile épouse mourut d’une mort aussi naturelle que sa laideur. C’est alors que Sima se mit en tête d’aimer : « Je chercherai une femme qui n’ait que sa chemise, mais qui soit la plus belle du département. » Il la découvrit dans le voisinage immédiat de Braïla ; et tout de suite, se rendant compte de ce qu’il valait à côté d’une belle jeune fille comme Minnka, il décréta que le bonheur ce n’était pas l’amour, mais le bien-être. ”
Citations sur “Sima”
“ Bizarrerie du destin humain : les quarante-huit heures que Sima passa à songer à une mort probable, le sauvèrent d’une certaine que Minnkou lui préparait, guettant jour et nuit sur le boulevard, la sortie de son rival pour l’abattre d’un coup de fusil à bout portant. Le personnel des magasins avait bien remarqué la silhouette d’un homme aux allures étranges qui, vêtu d’une ghéba si longue qu’elle lui descendait jusqu’à la cheville, rôdait dans les environs de la taverne, mais, vu la consigne de Sima, personne n’osa le prévenir. ”
“ Sima en récolta, pour quelque temps, les bénéfices. ★ La taverne-restaurant-épicerie de Sima Caramfil était une véritable usine. Jour et nuit comble de monde, elle ne fermait que trois heures sur vingt-quatre, de une à quatre heures du matin. Les trois secteurs de cette usine communiquaient entre eux par des arcades béantes. La taverne, telle une reine, en occupait le centre et formait l’angle de la rue et du boulevard. Le restaurant et l’épicerie formaient ses flancs. Du milieu de la taverne, où trônait le comptoir, l’œil embrassait tout : On pouvait croire que Sima était cet œil. ”
“ Deux vies brisées ; un tendre ménage anéanti ; un pays livré à toutes les calamités. Par sa faute, à lui, Sima, qui ne voulait que gagner de l’argent, encore et encore. Il fonça sur les chaumières et y vida ses poches, puis, défaillant, il prit le chemin du retour, vers la maison du cantonnier, où la voiture aux provisions était garée. En route, il croisa les premiers secourus. Hommes et femmes, à cheval et à pied, rentraient, chargés de vivres. ”
“ « Bientôt ! » D’abord, cela ne lui faisait rien, puis, elle savait maintenant que, donnant dix fois plus qu’il ne donnait, son mari n’en serait pas moins resté presque le même homme à la fortune inépuisable. Vers la fin de l’hiver, c’est-à-dire, au comble de la misère qui s’étalait sous ses yeux, elle alla prendre le gouvernail des trois établissements, — taverne, épicerie, restaurant, — s’y installant la première et les quittant la dernière. C’était justement à l’époque où Sima reprenait ses courses, ses affaires en ville. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Lorsqu'en 1922, une année après son arrivée à Paris, Joseph Sima rencontre Nadine Germain qu'il épousera bientôt, il est introduit dans une cellule familiale et artistique qui, par de discrètes correspondances, sera un des ferments de ses premiers essais et le lieu d'une grande partie de sa création. Il est légitime d'associer dans cette exposition Sima et Louise-Denise Germain, comme il est juste de remettre en lumière l'oeuvre de cette relieuse dont la singularité a été quelque peu oubliée. Une oeuvre qui d'abord se définit par des choix constants, obstinés, qui sont aussi des refus. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Cet exemplaire envoyé par P. J. Jouve à Éluard, à qui Le Bois des pauvres (Egloff, 1943) avait été dédié, est enrichi de trois dessins de Sima pour cet envoi, dans l'esprit de ses illustrations de 1927 un élément du tableau Europa déjà utilisé dans la treizième gravure de Paris, un des corps allongés de Paris ou de Paradis perdu, un visage ovale frère de ceux de Beau regard, de Paris (deuxième gravure) ou de PÍsne 0 jediné veci. Sima, qui à cette époque ne peint plus, se tourne vers son passé - Pariz 1945 publié en 1947 est illustré en partie de dessins refusés pour Paris (1927) . ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Vous y reconnaîtrez beaucoup de vous même : cela même que votre peinture m'a donné, cette vision qui est devenue mienne à travers vous. » JOSEPH SIMA ET LE « GRAND JEU » Joseph Sima rencontra René Daumal et Roger Vailland — un peu plus tard Roger Gilbert-Lecomte qui vivait alors à Reims — par l'intermédiaire de Richard Weiner, un poète tchèque très proche de Vailland, au début de 1927 probablement. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Ce projet fut abandonné par Sima après son exposition de tableaux à l'Aventinska mansarda, la galerie d'Aventinum, dont le vernissage eut lieu le 18 mars 1928. Sima qui y montrait pour la première fois ses nouvelles toiles MI, Crow, Europa. n'en vendit qu'une seule et un dessin. Pas un ami praguois n'y consacra un article dans la presse. L'immense déception qui s'en suivit, n'empêcha pas Sima de revenir exposer à l'Aventiskâ mansarda l'année suivante, mais il abandonna l'idée d'illustrer un livre sur Prague. ”
“ On leur permit de s’habiller. À ce moment arriva père Ortopan, en courant. Minnka le reçut dans la hutte, un doigt sur les lèvres, lui remit les clefs de la taverne et l’embrassa. Le vieux était très ému. Peu après, les deux voitures prenaient le chemin de Braïla, dirigeant vers la prison ce que le campement avait de plus sain : un homme et une femme qui s’aimaient. On les condamna, tous deux, à quinze jours de prison correctionnelle. C’est Sima qui l’avait voulu et obtenu, comme on obtient tout ce qu’on veut, dans ces pays-là, lorsqu’on est riche. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ En octobre et novembre 1926 apparaît pour la première fois chez Sima le thème de l'œuf, dont nous verrons plus loin qu'il est un des éléments de la mythologie des Simplistes. Mais il n'accompagne pas un des textes de Lecomte ou de Daumal que Sima ne connaissait pas encore : "emblème" de la chambre d'Alcaline dans le décor qu'il créa pour Le Bourreau du Pérou de Georges Ribemont-Dessaignes, il orne également les chapeaux des ministres et se retrouve au centre de la couverture d'Ano a ne (Oui et non) du même auteur. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ C'est grâce à Sima que L'Autruche aux yeux clos et Oui et non, pour lesquels il dessina les couvertures, furent publiés en tchèque, en 1925 et 1926, chez Aventinum et Odeon. Cependant c'est au théâtre que la collaboration de Sima et de son ami fut la plus étroite. Grâce à Sima, encore, Le Bourreau du Pérou fut mis en scène, à Prague, en 1924, deux ans avant la représentation de la pièce à Paris au Laboratoire de théâtre Art et Action. Dans les deux cas Sima en créa les décors et dessina les costumes. Il fit de même, en 1930, pour Sanatorium, pièce encore inédite. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Basne. Prague, Aventinum, 1928. (Bibl., n' 29) . Exemplaire 45/50 sur simili japon, portant en première page l'envoi suivant, traduit du tchèque : « A Joseph Sima — avec un retard dont je suis fautif mais non coupable; en souvenir du passé; en remerciement, j'envoie ces poèmes. De nulle part. Paris, mars 1928. Richard Weiner. » Les cinq dessins de ce recueil de poèmes s'apparentent à ceux donnés au Grand jeu et aux gravures du Paradis perdu. Le dernier dessin notamment est très proche de la première gravure illustrant les poèmes de P.-J Jouve, « Absence de lieu. ». ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Leur propos décoratif et souvent anectotique, leur profusion — Sima illustra douze livres en 1925 — , l'intérêt principal porté au corps et surtout au visage féminins, surprendront, j'imagine, ceux qui furent attirés par le caractère allusif, la profondeur méditative, la poésie, le caractère secret de l'œuvre ultérieure. Toutefois la rupture de 1927, si soudaine qu'elle apparaisse au vu de I'oeuvre peint, n'est pas aussi nette à considérer ses livres qui, jusqu'en 1939, furent au cœur de sa création picturale et ne peuvent en être isolés. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Joseph Sima a entouré au crayon plus de quarante titres, vers ou mots isolés, la plupart tirés de quatre poèmes : Sacre et massacre de l'amour, Je n'ai pas peur du vent, Quand viendra le jour du grand vent et Le Vent d'après le vent d'avant. De 1954 (Le Vide et le vent) à 1971 (Désert de l'amour au regard de cristal) , Sima donna fréquemment à ses tableaux des titres tirés de La Vie l'amour. ou de Testament (1955) , recueil de poèmes de Roger Gilbert-Lecomte en partie inédits que publia Arthur Adamov. 80 Roger GILBERT-LECOMTE. La Vie l'amour la mort le vide et le vent. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Gouache sur toile, 1936. 20 x 28 cm au filet d'encadrement. Signé : SiMA 1936. Collection particulière. 49 Pierre Jean JOUVE. Lettre à Joseph Sima, Paris, 23 juin 1937. Deux pages. « .Vous êtes un prodigieux artiste et un visionnaire; plusieurs de ces images expriment tellement ce que je ressens qu'elles sont comme de moi-même - ainsi celle de Nada, celle de Urne. Mais l'admirable mouvement de cœur qui vous a donné l'idée de les ajouter au beau livre leur confrère je ne sais quel mystère, une qualité vraiment extraordinaire. C'est comme si vous pensiez avec moi. » ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ La lettre de P. J. Jouve à René Lalou, 7 décembre 1924 (B.N., Mss, n.a.f. 14690, f. 475) « je suis l'auteur — avec Mlle Maud Kendall (M.A. London) - de la traduction des SEPT MERS. j'ai pris le patronyme de Daniel Rosé pour des raisons de convenance personnelle. ») . La Bibliothèque Nationale conserve quatre épreuves sur chine de la gravure de Sima. 39 Pierre Jean JOUVE. Lettre à Joseph Sima, 11 novembre 1924. Une page. « Mon cher Sima, Votre œuvre est très belle. Elle m'ouvre l'esprit sur certaines choses nouvelles que justement j'essaie de trouver dans la poésie. » ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Sima grava en 1928 une douzaine de cuivres pour Le Paradis perdu, en pensant, comme Jouve semble-t-il (« je dispose le texte sur plus d'espace. ») , à un livre d'assez grand format — les gravures mesurent 16,2 x 11,4 cm à la cuvette. Pour des raisons non élucidées, probablement la difficulté à trouver en 1928-1929 un éditeur disposé à prendre des risques pour un livre aussi ambitieux, Le Paradis perdu, dédié à Jean Paulhan, fut publié, en 1929, sans illustrations, chez Bernard Grasset, en un volume de dimensions fort modestes (19 x 12 cm) . ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Collection M. René Char. Avant de réaliser le manuscrit enluminé qu'il dédia avec René Char à Yvonne Zervos, Sima en dessina scrupuleusement la maquette. La mise en pages du livre fut entièrement conçue par lui, prévoyant non seulement l'emplacement de ses dessins mais aussi ceux où René Char aurait à écrire les vers du poème. Il composa ainsi sur chaque feuille la page future, dessin et texte. 109 René CHAR. Lettre à Joseph Sima, 22 mai 1970. Une page. « Savoir que « L'Effroi la joie » va devenir votre œuvre aussi m'est essentiel. Merci. [.] » ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Par l'intermédiaire de Sima le « Grand Jeu » put se faire connaître en Tchécoslovaquie. Certes Weiner avait des rapports constants comme journaliste, avec son pays, mais il procura simplement à Vailland, outre quelques vacances à Pisek durant l'été 1927, la possibilité de tenir de septembre 1927 à mars 1928 la chronique des livres français dans Rozpravy Avent/na. C'est Sima qui obtint qu'en 1930 la revue de Devetsil ReD publie un numéro spécial consacré au « Grand Jeu ». ”
“ Simaï inclina la tête, et s’interrogea longtemps ; puis se relevant avec énergie, il dit : — Je connais dans les vallons déserts de Calabre ou de Sicile de petites chaumières isolées, où l’homme résolu à tout peut vivre comme un ermite, loin de toute fréquentation... ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Poème. orné de trois lithographies par Balthus, André Masson, Joseph Sima. Paris, L'Arche, 1952. (BIbi., n° 51) . Exemplaire « de chapelle » D/F, portant, au recto du quatrième feuillet, l'envoi suivant : « Pour le grand et cher Sima le premier livre avec ma gratitude et mon affection Pierre Jean Jouve 1952 ». 62 Pierre Jean JOUVE. « La Continuité d'un grand artiste. ». Dactylographie, 1954. Une page. Texte envoyé à Joseph Sima pour le catalogue de l'exposition de peintures et d'aquarelles à la librairie-galerie Kléber, du 2 au 24 avril 1954. ”
“ Chaque jour, tel le Danube, leurs cœurs gonflaient sous l’assaut des vagues passionnelles. Lui savait que sa femme n’était plus là que par miracle, et l’idée de la perdre lui devenait journellement plus pénible que la mort. Elle, tout barrage conventionnel abattu, se laissait entièrement emporter par son amour pour Minnkou, pour sa vie saine. À Japsha Rouge, l’âme de Minnkou n’en était pas moins malade. Et ces mêmes jours de juillet, regardant la montée du Sereth, c’était son propre cœur qu’il sentait gonfler. Mais chez lui, cela allait loin : — Je tuerai Sima ! ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Elle demeure, malgré son statut de « directeur », assez analogue à celle de Masson ou de Man Ray, dont des œuvres créées hors du groupe — ils n'en faisaient pas partie — et pour une toute autre fin, furent publiées dans le Grand Jeu. Les dessins et gravures de Sima reproduits dans la revue sont tous liés à sa collaboration aux livres de Pierre Jean Jouve. Le seul dessin du premier numéro est à rapprocher d'un des dessins préparatoires — conservés à la Galerie Nationale de Prague - pour illustrer le poème « Mouvement », du Paradis perdu. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Alors que Sima semble avoir tellement compté pour le "Grand Jeu", celui-ci n'a pas suscité chez lui l'apparition d'une illustration qui lui fût propre. Durant les quelques années (1927-1932) de son appartenance au groupe, les dessins qu'il donna à sa revue et qui constituèrent l'essentiel de sa contribution graphique se rattachent aux deux livres de P.J. Jouve auxquels il travailla à cette époque, La Symphonie à Dieu (1930) et surtout Le Paradis perdu. A l'origine de ce livre se situe probablement le séjour que les Sima passèrent à Carona durant l'été 1927. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ En 1956, communiquant ces feuillets à Léon Pierre-Quint, Sima notait : « J'ignore si la pièce, dont il m'a beaucoup parlé mainte fois, a jamais été achevée ». Aucune autre trace ne paraît en subsister que ces feuillets à l'encre bleue, couverts de croquis, et qui datent probablement des mois qui suivirent la parution de La Vie l'amour. Ils commencent par deux pages d'un texte « d'après René Ghil, Le Pantoun des Pantouns », enchaînement de variantes autour d'un triple thème — celui de la pièce probablement -, l'amour, l'éloignement, l'appel ou la plainte. ”
Bibliothèque nationale, Joseph Sima : 1891-1971, oeuvre graphique et amitiés littéraires… (1979)
“ Le manuscrit, daté du 30 avril 1973, comporte au quatrième feuillet un envoi de René Char à Nadine Sima. 114 René CHAR. Se rencontrer paysage avec Joseph Sima. Paris, Jean Hugues, 1973. (Bibi., n°73) . Exemplaire d'éditeur 4/15 sur arches comportant une eau-forte en frontispice. Signé par l'auteur et l'éditeur, il porte un envoi de René Char à Mme Hélène Drude. Collection Mme Hélène Drude. 115 Deux verres gravés : - Verre violet sur blanc. 30,5 x 23 cm. Signé en bas à droite : J.SiMA 59. — "Les Deux corps". Verre vert sur blanc. 37,5 x 28 cm. ”
“ Il n’y avait de cabinet d’aisance dans aucun appartement. Tous les locataires, sans exception, devaient traverser cette cour à purin, s’y enfoncer jusqu’à la cheville, pour aboutir aux trois latrines publiques, blanchies à la chaux, qui répandaient une odeur nauséabonde, entre les masures et les greniers. Souvent, des gens aisés, ses locataires, disaient à Sima : — Monsieur Caramfil ! pourquoi ces nids de punaises et d’infection près de vos beaux immeubles ? Vous êtes assez riche pour pouvoir les faire disparaître en un clin d’œil et dresser à leur place de magnifiques appartements. ”
Bibliothèque nationale, René Char : manuscrits enluminés par des peintres du XXe siècle… (1980)
“ Sa maquette exposée au printemps dernier à la Bibliothèque Nationale attestait de cette totale prise en charge, exceptionnelle dans l'ensemble des manuscrits dédiés à Yvonne Zervos. La galerie « Cahiers d'Art » consacra, en 1963, une exposition aux toiles récentes de Joseph Sima. Il illustra de quatorze eaux-fortes L'effroi la joie (Jean Hugues, 1971) , publié quelques semaines avant sa mort (cf. n° 117) . La lune d'avril est rose ; la nuit circonspecte hésite à guérir la plaie dujour. C'est l'heure où la falaise reçoit parole de la Sorgue. ”
