Étienne Péroz, Par vocation : vie et aventures d'un soldat de fortune… (1905)
“ Nous nous abattons dans un grondement du sol, comme une trombe, dans le flanc de la compagnie qui s'éparpille sous le choc. D'abord, quelques coups de feu, puis la pétarade nourrie d'une tirerie à l'aventure, incertaine du but. Des hurlements, des vociférations, parfois le bruit sourd du sabre qui s'abat sur le cuir des shakos ; des cliquetis de fer. Un clairon sonnait « l'alerta » ; sa fanfare aiguë cesse brusquement dans un cri de douleur. Des corps semés sur la route, tordus, allongés; des gens qui fuient à travers champs poursuivis par des cavaliers, la lame haute, des chevaux mâtés. ”
