F. Bertout de Solières

Résumé

F. Bertout de Solières Les hauts faits de l'armée coloniale… (1912)

Pendant ce temps, les cavaliers esquissent un mouvement enveloppant, se massent sur nos derrières et s'apprêtent à fondre sur nous. L'instant était solennel et décisif ; la petite troupe allait, peut-être, être submergée sous le nombre et le carré brisé et anéanti. Le lieutenant Bellevue voit le danger; il demande aussitôt l'autorisation de charger au capitaine commandant la colonne ; elle lui est accordée. Les spahis s'ébranlent au galop de charge, Bellevue à leur tête. Emporté par son courage, il fonce sur les Touaregs, suivi à peine de quelques-uns de ses hommes.
Source : Gallica

F. Bertout de Solières Les hauts faits de l'armée coloniale… (1912)

Vers huit heures trente du soir, malgré le feu de l'artillerie, l'attaque ne se ralentit pas ; un deuxième assaut a lieu et, comme la précédente, cette nouvelle tentative de l'ennemi reste sans résultat, grâce au moral des défenseurs qui ne faiblit pas. Les hommes, qui n'ont rien mangé depuis le matin, se plaignent de la soif ; une double corvée d'eau est organisée, deux tirailleurs à chaque étage font boire leurs camarades.
C'est vers dix heures que se place l'instant le plus critique de cette nuit émouvante : l'assaut que livrèrent alors les Marocains dépasse tous les autres en furie.
Source : Gallica

F. Bertout de Solières Les hauts faits de l'armée coloniale… (1912)

Le village de Koudian, commandé par un lieutenant d'Ahmadou, Boukary, était le centre de toutes les intrigues, le refuge de tous les pillards de la région, Prévenu de ce qui se tramait contre nous, le commandant supérieur Archinard, chef d'escadron d'artillerie de marine résolut de tenter un coup de force et d'écraser les rebelles dans leur repaire; il organisa, dans le silence, une expédition.
Source : Gallica

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