Résumé

J. Sarzeau Les Français aux colonies, Sénégal et Soudan français… (1897)

L'artillerie très habilement dirigée par le capitaine de Gasquet ouvrit le feu immédiatement. Les défenseurs, du haut de leurs murs à travers les meurtrières, répondaient à coups de fusil. La brèche se faisait peu à peu ; des pans de mur tombaient ; les obus qui pleuvaient dans tout le village désorganisaient la résistance ; les captifs, la plupart des guerriers des villages voisins fuyaient par les portes opposées. Seuls les habitants restaient pour nous tenir tête et combattre jusqu'au bout.
Source : Gallica

J. Sarzeau Les Français aux colonies, Sénégal et Soudan français… (1897)

Les femmes mêmes se défendent, les unes combattent, le sabre en mains, d'autres se renferment dans leurs cases, y mettent le feu, et périssent avec leurs enfants dans les flammes.
Enfin vers quatre heures, cette horrible scène de carnage semble à peu près terminée. Les compagnies de tirailleurs sortent de la place où toute résistance est définitivement terminée. Elles sont en colonne de compagnie, alignées, correctes, comme la veille, quand elles marchaient à l'assaut.
Source : Gallica

J. Sarzeau Les Français aux colonies, Sénégal et Soudan français… (1897)

On arriva sans encombre au ruisseau de Dio ; ce ruisseau coule dans un lit fangeux et très encaissé entre deux rives bordées d'une végétation très épaisse. On traversa péniblement ce passage dangereux. Le temps était à l'orage, l'air étouffant; un silence profond régnait dans ces broussailles qui, pourtant, grouillaient de inonde. Le docteur Tautain avec l'arrière-garde allait traverser le ruisseau quand tout à coup la fusillade éclate sur toute la longueur de la colonne.
Les Bambaras embusqués se lèvent en poussant leur hurlement sinistre : hou ! hou ! qui est le signal de l'attaque.
Source : Gallica

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