Sidi Brahim

Définition et enjeux

Portrait de René Basset René Basset Nouveaux Contes berbères

Au temps jadis, Sidi Brahim el Ghobrini l’errant alla du côté d’Alger. Il se rencontra avec Sidi ’Abd er Rah’mân eth Tha’âlebi. Mais, à cette époque, Sidi Brahim faisait semblant d’être fou. Au milieu de la ville, les gens se mirent à rire de sa folie, à lui lancer des railleries et même à le frapper à coups de pierres. Ils le firent tomber à terre, et chacun s’efforçait de soulever ses vêtements. À ce moment, Sidi Brahim se leva furieux et, sur-le-champ, porta sa main à sa tête pour enlever sa chéchia et, par là, renverser Alger de fond en comble dans la mer.
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Victor Barrucand Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)

Son expression pensive et bienveillante accuse des méditations et des détachements sans rien d’ascétique : il y a dans son regard un certain reculement d’artiste qui voit le monde en spectacle.
Tout autre est l’expression directe de Sidi Embarek, oncle maternel de Sidi Brahim. Sur son fin visage bronzé et dans son œil sans profondeur se lisent les passions qui n’attendent pas, les déterminations subites, la naïveté fière de l’Arabe de parade, décoratif et fait pour les décorations : type connu à Alger dans les antichambres des bureaux et aux terrasses des cafés.
Source : Gutenberg

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