Résumé

A. Pernot Combat de Sidi-Brahim : 23, 24… (1901)

Je fus aussitôt décoré, mon général, et le Prince Royal me fit parvenir une carabine d'honneur pour me récompenser d'avoir fait mon devoir dans les terribles combats de Sidi-Brahim.
Je viens de perdre un œil, mon général, après quatre mois d'horribles souffrances, et l'autre est menacé d'avoir le même sort. Je suis bien pauvre, mon général, et n'ai d'autres ressources que les 250 francs de ma décoration ; aussi daignerez-vous
avoir pitié du vieux caporal qui, loin de la patrie, a su défendre et sauver l'honneur du drapeau français.
Source : Gallica

A. Pernot Combat de Sidi-Brahim : 23, 24… (1901)

Sidi-Brahim marque à la fois le plus beau fait d'armes et le plus grand deuil de l'armée d'Afrique ; les chasseurs le comptent à bon droit comme leur principal titre de gloire ; le souvenir de ces grandes journées reste pour eux la tradition que lègue d'âge en âge la génération qui s'en va à la génération qui grandit.
Chaque année, le 23 septembre, le 2e hussards, les officiers et les chasseurs des trente bataillons, unis dans une pieuse pensée, font célébrer un service anniversaire pour le repos de l'âme de leurs aînés.
Source : Gallica

A. Pernot Combat de Sidi-Brahim : 23, 24… (1905)

A ce moment suprême il reste à peine 75 à 80 hommes désemparés. Le commandant Courby de Cognord s'efforce de les rallier, son cheval est tué sous lui ; le hussard Testard met pied à terre et lui offre le sien, noble dévouement qui permet au dernier officier de diriger cette poignée de braves gens sur un mamelon voisin.
Là, pendant deux heures, le carré lutte contre les charges répétées des Arabes, puis, suivant l'expression d'un des
survivants de ce terrible drame, ses faces écrasées par le feu « s'écroulent comme un vieux mur que l'on bat en brèche. »
Source : Gallica

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