Félix Hun, Une excursion dans la Haute-Kabylie… (1859)
“ J'offre le café à la satisfaction générale. Offrir le café aux Kabyles, c'est comme si on offrait la goutte à nos troupiers. C'est un temps d'arrêt en chemin ; c'est l'occasion de jaser, de rire, etc. Un kabyle allume du feu avec mes allumettes fulminantes, ce qui l'amuse beaucoup. Je fais faire le café par Saïd. C'est mon élève; mais il n'est pas encore cependant très-fort. Je régale toute la société, par deux ; car je n'ai que deux petites tasses à caté, en fer battu. Çà n'est pas élégant, mais çà ne casse pas. Sidi, mon cher Sidi, je t'en prie, ménage mon sucre. ”
