Résumé

Félix Hun Promenades en temps de guerre chez les Kabyles… (1860)

Saïd étend mon tapis, dit de Mostaganem, sur un tapis de sparterie; je m'introduis dans ma djellaba, tunique kabyle sans manches ; je m'enveloppe dans un burnous, le nez dans le capuchon, et bonsoir Mesdames et Messieurs; dormez bien et moi aussi. On dira ce que l'on voudra, mais, quant à moi, on ne m'empêchera pas de trouver, et de le dire, qu'il est on ne peut plus abusif et vain, qu'un seul homme ait plusieurs épouses, quand ce ne serait même que deux, dans son lit, c'est-à-dire sur son tapis, à ses côtés ; tandis que d'autres n'en ont pas du tout.
Source : Gallica

Félix Hun Promenades en temps de guerre chez les Kabyles… (1860)

Nos marins font un bon feu dans une petite maison sans porte, c'est-à-dire, sans battants de porte, construite en pierres sèches près du marabout, et, comme la nuit est tombée, je m'y retire. Elle a, comme l'autre, pour tous meubles, des tapis de sparterie, d'alfa ou d'alpha, une petite cruche à eau et quelques vases en terre, servant à manger. Quant aux marins, ils s'en retournent à leur bateau, amarré au rivage. Ils y attendront, en dormant, que la lune soit levée pour se mettre à pêcher. Bousnia revient au bon moment pour prendre le café
Source : Gallica

Félix Hun Promenades en temps de guerre chez les Kabyles… (1860)

Autrefois, il y a trois ou quatre années seulement, tout ce qui m'environne, à perte de vue, était inculte ou couvert de broussailles ; l'oeil cherchait la terre cultivée; aujourd'hui il cherche la terre inculte. L'essor est donné; l'heure de la prospérité agricole de l'Algérie a sonné. Je rejoins à chaque instant des groupes de grands Kabyles, aux chapeaux hauts et pointus, à larges bords, en palmier-nain, aux tabliers de peau de chèvre, tabliers de cloutiers, allant paisiblement louer leurs bras pour faire les moissons aux colons français et aux indigènes de la Mitidja.
Source : Gallica

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