Félix Hun, Promenades en temps de guerre chez les Kabyles… (1860)
“ Saïd étend mon tapis, dit de Mostaganem, sur un tapis de sparterie; je m'introduis dans ma djellaba, tunique kabyle sans manches ; je m'enveloppe dans un burnous, le nez dans le capuchon, et bonsoir Mesdames et Messieurs; dormez bien et moi aussi. On dira ce que l'on voudra, mais, quant à moi, on ne m'empêchera pas de trouver, et de le dire, qu'il est on ne peut plus abusif et vain, qu'un seul homme ait plusieurs épouses, quand ce ne serait même que deux, dans son lit, c'est-à-dire sur son tapis, à ses côtés ; tandis que d'autres n'en ont pas du tout. ”
