Georges Montorgueil,
Les trois couleurs : France, son histoire
(1900)
“ L'invasion évoque à ses yeux la beauté tragique des mâles efforts qui arment tout un peuple contre l'envahisseur. Elle a la vision de 92, qui fit, à son seul nom, sortir du sol quatorze armées. Elle a la vision de 1815 où les Sedan, qui, s'ils étaient la défaite, n'étaient pas la honte, et signés avec le sang du dernier brave, s'appelaient Waterloo. Elle savait où retrouver le 4 septembre 1870, la défroque des jours héroïques : son bonnet de vivandière, sa courte jupe, le fusil qui tue et le bidon d'où coule le cordial qui réconforte. ”
