Résumé

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Poésies militaires. Illustrations de Jeanniot (1896)

Non, ce n'est pas la gloire encore : Avant le jour il faut l'aurore, Le porte-drapeau le sait bien. Mais le soleil est sur d'éclore ; Non, ce n'est pas la gloire encore, Mais c'est la fierté qui revient.
Autour du drapeau qui nous guide, Tout un peuple attend, intrépide, L'heure que nul ne peut prévoir — L'homme espère, Dieu seul décide. Autour du drapeau qui nous guide Tout un peuple est prêt au devoir.
Porte-drapeau, mon camarade, Au combat comme à la parade, Ton chemin est le droit chemin. C'est un fier poste que ton grade . Porte-drapeau, mon camarade. Tu tiens la France dans ta main.
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Poésies militaires. Illustrations de Jeanniot (1896)

Oui, Français, c'est un sang vivace que le vôtre ! Les tombes de vos fils sont pleines de héros ; Mais sur le sol sanglant où le vainqueur se vautre, Tous vos fils, ô Français ! ne sont pas aux tombeaux.
Et la revanche doit venir, lente peut-être, Mais en tout cas fatale, et terrible à coup sûr ; La haine est déjà née, et la force va naître : C'est au faucheur à voir si le champ n'est pas mûr.
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Poésies militaires. Illustrations de Jeanniot (1896)

Ah ! que la mort du brave est belle ! Qu'elle est belle La mort du combattant qui meurt sans avoir fui ! Vainqueur, la gloire vient l'emporter sur son aile, Et, si c'est la défaite absurde ou criminelle, La honte des vaincus ne s'abat pas sur lui !
Il repose ayant fait son devoir pour la France, Innocent du désastre, ignorant des affronts; Sa tombe est un berceau d'honneur et d'espérance, Et pour nous réveiller ans jours d'indifférence C'est son souffle vengeur qui passe en nos clairons.
Source : Gallica

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