Emmanuel Ducros, Chants de guerre et d'amour (1878)
“ Marceau, Marceau se meurt ! dominant la mitraille, Ce cri sème l'effroi, sinistre événement, Lorsque se fait entendre un grand coup de tonnerre; Les autres bruits, soudain, s'éteignent sur la terre Comme muets d'étonnement. Il remplit à la fois deux troupes de tristesse, Le soldat ne sent plus dans son âme l'ivresse Du combat; ce cri tint les esprits occupés. Tacitement se fait la suspension d'armes, Autrichiens, Français, laissent couler des larmes, Comme d'un même coup frappés. Les ennemis en foule, apportent leur hommage. Devant ce froid cadavre, il n'est pas un outrage. ”
