Léon Berthaut

Résumé

Léon Berthaut Poèmes nationaux (1890)

Et, lorsqu'ils monteront, nobles, vers le trépas, Ils verront, dans le Ciel, Jésus ouvrir les bras !
Pauvre prince, accablé d'une lourde couronne ;
Que l'envie, au berceau, de vices environne ;
Toi qui devais, peut-être, avoir un royal coeur,
Et qui te vis dompté par le poison vainqueur ;
Toi que l'on tortura dans ta vie éphémère,
Ta faute est d'être né d'une effroyable mère...
Et, quand je songe à toi, Charles, prince et bandit,
Mon âme te pardonne et, tristement, se dit
Que l'Histoire souvent ignore la Justice
Et qu'un roi peut vouloir que Dieu l'anéantisse.
Source : Gallica

Léon Berthaut Poèmes nationaux (1890)

Mais le ciel s'ouvrira pour que chacun y lise Les exploits et les noms de ces humbles de coeur, Et, cachés dans le Temps où tout brille et s'efface, Ils auront droit, là-haut, à la première place Dans la gloire éternelle auprès du Dieu Vainqueur
HYMNE A LA PAIX
A Jules Simon.
Nous passons dans la Vie, à travers les douleurs, Et nul homme, jamais, sans angoisses et pleurs,
N'alla du mystère au mystère ! Les larmes du passé prédisent l'Avenir ; Rien n'est beau, rien n'est bon, de ce qui doit finir :
Le bonheur vrai n'est pas sur Terre.
Source : Gallica

Léon Berthaut Poèmes nationaux (1890)

Crime que Dieu permet et que l'homme exécute Pour que cette menace aux monts se répercute : « Regardez vers le ciel et malheur à Celui « Qui niera la lumière ! un nouvel astre a lui ! »
Mais, quand tombait ce roi sous un glaive en furie,
Un autre sang coulait, le sang de la Patrie !
Et l'armée avait faim ! Carnot, rude vainqueur,
Sentait le désespoir mordre enfin dans son coeur ;
C'en était bien fini ! Du moins, la grande Histoire
Dirait : « La France est morte en un jour de victoire ! »
Car, on n'avait songé, chez nous, peuple invaincu,
Qu'à mourir en héros, comme on avait vécu !
Source : Gallica

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