Léon Berthaut, Poèmes nationaux (1890)
“ Et, lorsqu'ils monteront, nobles, vers le trépas, Ils verront, dans le Ciel, Jésus ouvrir les bras ! Pauvre prince, accablé d'une lourde couronne ; Que l'envie, au berceau, de vices environne ; Toi qui devais, peut-être, avoir un royal coeur, Et qui te vis dompté par le poison vainqueur ; Toi que l'on tortura dans ta vie éphémère, Ta faute est d'être né d'une effroyable mère... Et, quand je songe à toi, Charles, prince et bandit, Mon âme te pardonne et, tristement, se dit Que l'Histoire souvent ignore la Justice Et qu'un roi peut vouloir que Dieu l'anéantisse. ”
