Résumé

Le glaive des désarmés. Notre union de prières… (1880)

Nous poussons, comme les fils de Saint-Benoît, notre grande clameur et cela en plein dix-neuvième siècle, clameur muette, à la vérité, retentissant seulement au fin fond des coeurs, mais que le ciel et la terre écoutent. L'union de nos prières s'est propagée par toute la France avec une rapidité qui tient du prodige; voilà notre glaive à nous autres désarmés : la prière, et cette fulgurante épée, à peine sortie du fourreau, disperse en gerbe ses éclairs d'un bout à l'autre de la patrie chrétienne.
Source : Gallica

Le glaive des désarmés. Notre union de prières… (1880)

Je l'ai dit, je le répète, notre grande clameur, est silencieuse : le cri de la faiblesse et de la tendresse, le cri de l'humilité et de la miséricorde, le cri de la liberté catholique n'éclate point à hauteur d'homme. Proféré dans le fond des Coeurs, il n'a son retentissement qu'au-dessus des nuages !
J'ai une chère fillette qui fait sa première communion ce mois-ci, les honorables écrivains du Siècle ne savent pas ce que vaut un « Je vous salue Marie » dans la bouche des anges bien aimés qui ouvrent leur coeur pour la première fois au baiser de Jésus-Hostie.
Source : Gallica

Le glaive des désarmés. Notre union de prières… (1880)

Elles existent malheureusement, puisque nous les voyons, mêlées à la mascarade, descendre effrontément la courtille gouvernementale et signer au bas de la cote les décrets de proscription, mais si elles sont, ces trahisons isolées, juste assez nombreuses pour navrer l'âme loyale des bienfaiteurs, elles ne peuvent du moins vicier en rien un calcul comme le nôtre, procédant par chiffres énormes : autour des Jésuites, frappés les premiers et en apparence plus brutalement, c'est tout un peuple de reconnaissants dévouements qui se groupe; un peuple ferme, un peuple inébranlable.
Source : Gallica

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