Résumé

Inauguration du buste du Mal de Saint-Arnaud au lycée Napoléon (1855)

« Messieurs, en inaugurant l'image qui vient d'être découverte à vos yeux, le lycée Napoléon consacre un de ses plus glorieux souvenirs. Honneur à ceux qui ont eu la pensée de présenter aux méditations de la jeunesse ce témoignage durable de notre admiration pour une mémoire si illustre et si chère!
» Ici même, le maréchal de Saint-Arnaud avait ressenti dans son coeur, au milieu des événements de l'Empire, les élans irrésistibles de sa vocation militaire; entraîné par une nature ardente, avant d'avoir achevé ses études, il quittait le lycée et débutait dans la carrière des armes.
Source : Gallica

Inauguration du buste du Mal de Saint-Arnaud au lycée Napoléon (1855)

Les difficultés inséparables d'une expédition lointaine, l'épidémie, l'incendie à Varna, rien ne peut l'abattre ; en proie à la fièvre qui le mine, il semble emprunter de nouvelles forces à l'excès même du mal qui le dévore ; son visage est impassible ; l'armée ne connaît que son calme, sa prévoyance inépuisable, sa confiance dans le succès; une ardeur surhumaine semble le soutenir. Le Maréchal débarque en Crimée pour combattre à l'Aima; le dernier signe d'une vie qui lui échappe est une immortelle victoire.
Source : Gallica

Inauguration du buste du Mal de Saint-Arnaud au lycée Napoléon (1855)

Jusqu'à son dernier jour, Saint-Arnaud est resté fidèle aux sentiments de la camaraderie de collège ; non à cette camaraderie qui flatte, qui rampe, qui ment et qui spécule, mais à cette camaraderie loyale qui guide, qui stimule, qui console et qui soutient. Cette camaraderie est la nôtre, elle est la vôtre aussi, mes jeunes amis : c'est l'alliance du grand et du petit ; c'est un engagement de porter aide et secours au compagnon de nos jeunes années ; ce sont deux mains, longtemps unies, qui se quittent un instant et qui se rejoignent au milieu de la vie.
Source : Gallica

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