Résumé

Edme-Armand-Gaston d' Audiffret-Pasquier Éloge du maréchal de Berwick, prononcé à l'inauguration de son buste au Collège de Juilly… (1884)

L'armée anglo-portugaise avait continué sa marche triomphale jusqu'à Madrid, où l'archiduc fut proclamé roi. Tout semblait perdu. Louis XIV renvoya au secours de Philippe V l'homme dont les services avaient été méconnus, le duc de Berwick ; il venait de le nommer maréchal de France.
Alors commence la campagne la plus étonnante, la plus glorieuse qu'il ait faite. Profitant des lenteurs et des fautes des ennemis, le maréchal reprend l'offensive, et les pousse devant lui, marche par marche, comme un pasteur conduit un troupeau.
Source : Gallica

Edme-Armand-Gaston d' Audiffret-Pasquier Éloge du maréchal de Berwick, prononcé à l'inauguration de son buste au Collège de Juilly… (1884)

Il semble que la guerre défensive était plus que toute autre dans le caractère particulier de son talent : froid, réfléchi, personne ne lui a été supérieur dans l'art d'organiser une armée, de pourvoir à ses besoins, dans un temps où la difficulté des communications rendait le problème plus ardu; personne n'était plus propre à relever par l'énergie et la ténacité des situations qui semblaient désespérées.
Source : Gallica

Edme-Armand-Gaston d' Audiffret-Pasquier Éloge du maréchal de Berwick, prononcé à l'inauguration de son buste au Collège de Juilly… (1884)

Parmi ceux dont Juilly s'honore, il n'en est pas dont la carrière ait été plus utilement remplie, plus glorieuse et plus pure que celle du maréchal de Berwick.
Issu de sang royal, Jacques de Fitz-James eut pour mère Arabella Churchill, la sœur du fameux duc de Marlborough. Il avait sept ans quand le père Gough, prêtre de l'Oratoire, l'amena à Juilly. C'était en 1677.
Quoique le collège ne fût fondé que depuis trente ans à peine, les grandes familles d'Angleterre, les Howard, les Talbot, les Norfolk aimaient à lui confier leurs enfants.
Source : Gallica

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