Émile Gentil,
La chute de l’empire de Rabah
“ Aussi, bien des innocents payèrent-ils de leur vie un geste imprudent, une parole insignifiante, un acte irréfléchi. La propre mère de Fad-el-Allah et de Niébé, femme légitime de Rabah, fut une des victimes de cet esprit soupçonneux qui régnait à la cour du Bornou. Son mari, rentrant triomphalement à Dikoa, à la suite d’une expédition victorieuse, elle se porta au-devant de lui à la porte du palais. Dans sa hâte, ayant oublié de mettre ses chaussures, elle emprunta celles d’un soldat de garde. Rabah en fut averti aussitôt. ”
