Baghirmi

Définition et enjeux

Gaston Dujarric,  La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)

“ Le Baghirmi propre — car les souverains de cet état avaient mis à profit les rares loisirs que leur avaient laissé le Ouadaï et le Bornou, pour étendre leur domination sur les peuplades fétichistes du sud, le Baghirmi propre était encore au temps où Rabah y porta la guerre, plutôt un petit état ; Barth, qui y séjourna assez longtemps, quelque quarante ans avant l'invasion de ce pays par l'ancien lieutenant de Zobéir, en évaluait la population à 1.500.000 âmes et l'armée à 13.000 hommes. L'industrie y était et y est restée peu active : la fabrication de quelques armes rudimentaires ”
Source : Gallica

Mario Vivarez,  Le Soudan algérien, projet de voie ferrée trans-çaharienne… (1890)

“ Le Baghirmi, limité dans l'Ouest et au Sud par le cours du Scharry-Logone, a pour capitale Massenja.
Cette région fertile est habitée par des tribus nombreuses qu'on peut évaluer à deux millions de nègres et de Schouas. Le sol est généralement argileux. En se dirigeant vers le Sud, on
trouve des forêts magnifiques, où l'on fait la chasse aux esclaves.
”
Source : Gallica

Mario Vivarez,  Le Soudan algérien, projet de voie ferrée trans-çaharienne… (1890)

“ Le Baghirmi, comme le Bornou, offre le curieux spectacle de la civilisation d'un pays nègre. Quelque primitive qu'en soit l'organisation, on y trouve néanmoins des tentatives indigènes pour former un état réel et une police sociale. Il y a une administration organisée, une cour et un gouvernement avec toutes les charges et dignités qui en résultent, ainsi qu'un système militaire relativement régulier. Bien que ces peuples soient adonnés à des pratiques barbares, on ne peut les réputer sauvages. Toutefois l'organisation y est basée sur l'esclavage ; et la traite des nègres, en pleine activité. ”
Source : Gallica

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