Gaston Dujarric, La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)
“ Le Baghirmi propre — car les souverains de cet état avaient mis à profit les rares loisirs que leur avaient laissé le Ouadaï et le Bornou, pour étendre leur domination sur les peuplades fétichistes du sud, le Baghirmi propre était encore au temps où Rabah y porta la guerre, plutôt un petit état ; Barth, qui y séjourna assez longtemps, quelque quarante ans avant l'invasion de ce pays par l'ancien lieutenant de Zobéir, en évaluait la population à 1.500.000 âmes et l'armée à 13.000 hommes. L'industrie y était et y est restée peu active : la fabrication de quelques armes rudimentaires ”
